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La conférence de l’Organisation mondiale du commerce 
de Cancun vouée à l’échec selon les organisations 
canadiennes de la société civile (OSC)

Pour diffusion immédiate
Le 4 septembre 2003

La conférence de l’Organisation mondiale du commerce de Cancun vouée à l’échec selon les organisations canadiennes de la société civile (OSC)

Sans aucun doute, la Cinquième Conférence ministérielle de l’OMC prévue à Cancun accusera un échec pour les pauvres du monde entier. Le système mondial du commerce doit être finalement évalué en fonction de son apport à l’élimination de la pauvreté, au respect des droits de la personne et au développement viable. Mesurée à ces objectifs, la réunion de Cancun court indéniablement à l’échec.

L’OMC, qui n’a pas tenu compte des préoccupations des pays en développement lors des étapes préparatoires à la rencontre de Cancun, ne fera que s’enfoncer dans une crise de légitimité si les efforts des pays en développement visant l’adoption de règles de commerce équitables restent encore une fois lettre morte. Délais non respectés, négociations à huis clos et promesses violées, tout cela a mis en lambeaux les aspirations du pseudo « Programme de Doha pour le développement ».

Pour contribuer à l’élimination de la pauvreté, les pays nantis doivent modifier leurs positions commerciales au moins sur cinq points :

  • Exclure toute nouvelle question des négociations;
  • Mettre le développement au centre des règles du commerce liées à l’agriculture;
  • Aborder le développement sous l’angle de l’accès aux médicaments et de la sécurité alimentaire;
  • Protéger les services publics dans le cadre de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS);
  • Démocratiser l’OMC.

« Le processus court à l’échec », affirme Gerry Barr, président-directeur général du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI). « Aucun des délais fixés pour les négociations n’a été respecté ». Les problèmes de mise en œuvre ne cessent de se multiplier et les pauvres de la planète en paieront le prix ».

La décision récente touchant l’accès aux médicaments essentiels est un autre exemple des failles du processus des négociations à l’OMC. Il importe de rappeler que l’Organisation devait régler cette question en décembre 2002. « Le règlement qui survient seulement une semaine et demie avant la réunion de Cancun, a forcé les pays en développement à redoubler d’efforts pour n’obtenir que ce qui est à la base du droit humain », a ajouté M. Barr.

L’une des questions cruciales du développement et des droits de la personne consiste à préserver l’étendue des services essentiels qu’un État se doit de dispenser gratuitement ou sans but lucratif.

« Les personnes salariées se méfient du programme global de l’OMC à cause de son refus tenace d’assurer le respect des salariés et des droits de la personne. L’objectif de transformer les services publics en services marchands, renforce leur opinion que le programme de l’OMC aura pour effet de détériorer la qualité de la vie chez eux et d’entraîner de nouvelles injustices et l’exploitation des travailleurs outre-mer », déclare Barbara Byers du Congrès du travail du Canada.

En outre, l’expansion du programme actuel de l’OMC constituera à Cancun l’une des principales batailles politiques entre le Nord et le Sud. Jean-Yves Lefort du Conseil des Canadiens estime qu’« un consensus n’a pas été recueilli au sujet du débat de nouvelles questions à Cancun, en dépit des efforts constants, notamment, de l’Union européenne, du Japon et du Canada. Les pays en développement, qu’il s’agisse de l’Afrique, de l’Asie, des Caraïbes ou de l’Amérique centrale, reconnaissent la complexité des nouvelles questions et la nécessité d’expliciter certains éléments avant d’entreprendre toute négociation officielle. Cependant, il ne faudrait même pas les envisager avant le règlement des questions déjà soumises à la discussion ».

Les négociations relatives à l’agriculture représentent l’un des tests les plus critiques de l’engagement pris à Doha à l’égard du développement. « Le dumping massif de produits agricoles par l’Europe et les États-Unis pousse des millions de pauvres agriculteurs hors de leurs terres vers la pauvreté urbaine », avance Mark Fried, d’Oxfam Canada. « À la conférence de Cancun, l’OMC doit interdire le dumping et, entre-temps, permettre aux pays en développement de se défendre. Un ‘cycle de développement’ qui ne s’attaque pas à la question du dumping agricole, ça ne vaut rien du tout ».

Pour un complément d’information, joindre

Katia Gianneschi
Conseil canadien pour la coopération internationale
(613) 241-7007, poste 311
katiag@ccic.ca
 

Le mémoire du CCCI Cancun à la croisée des chemins : quelle voie pour le développement ? www.ccic.ca offre de l’information sur la prochaine conférence ministérielle de Cancun.


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