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Journée mondiale de l’alimentation

Pour publication immédiate

le 16 octobre 2002

Journée mondiale de l'alimentation
Les règles du commerce accentuent la faim en Afrique déclarent des groupes d’aide


OTTAWA, Selon des organismes humanitaires canadiens, les mauvaises politiques et les règles truquées de l’OMC sont à l’origine de la tragédie qui sévit en Afrique australe où plus de 14 millions de personnes risquent de souffrir de la famine. Le Groupe de réflexion des ONG canadiennes sur la sécurité alimentaire invite instamment les dirigeants du Canada à entériner les mesures faisant actuellement l’objet de débats au sein de l’OMC, soit d’offrir une plus grande souplesse aux pays pauvres en vue de favoriser la production alimentaire locale.

Ces organismes affirment que la sécheresse a provoqué une situation de crise en Afrique australe et que, dans le cas du Malawi, de la Zambie et du Mozambique, c’est le système de libre marché qui a miné les moyens des gens de cultiver leurs vivres ou de les acheter. La privatisation ou l’élimination des réserves alimentaires ont en outre sapé la capacité des gouvernements à faire face à la pénurie de vivres. De plus, la politique de réforme agraire du gouvernement du Zimbabwe a entraîné une baisse spectaculaire de la production alimentaire.

« La sécheresse de 1992 a été la plus pénible même si elle ne s’est pas avérée une catastrophe », de dire Sarah Kambites d’Oxfam-Canada. Maintenant, à cause de politiques médiocres, des millions de gens, qui jusqu’ici pouvaient se nourrir pendant au moins la moitié de l’année et gagnaient assez d’argent pour survivre, se voient acculés au dénuement ».

« Cette situation résulte de la poursuite d’objectifs, tels la croissance du commerce, l’équilibre des marchés et l’ouverture des marchés, sans aucune considération pour la vulnérabilité des petits agriculteurs », déclare Gerry Barr, du Conseil canadien pour la coopération internationale. Les prescriptions du FMI privent les gens du crédit provenant de l’État, de l’extension des services ou des offices de commercialisation. Et le secteur privé n’a pas su combler cette lacune ».

Les règles de l’OMC ont aggravé la catastrophe en exigeant que les pays ouvrent leur marché aux importations alimentaires, coupant ainsi l’herbe sous les pieds des agriculteurs locaux. Tout en imposant une rapide libéralisation de l’agriculture des pays pauvres, les règles de l’OMC permettent aux États-Unis et à l’Union européenne de faire exactement le contraire chez eux. En effet, les énormes subventions à leurs producteurs font chuter le prix mondial et privent les pauvres agriculteurs de leurs moyens de subsistance.

Les organismes exhortent le Canada à appuyer une proposition adressée à l’OMC par les pays en développement. La « catégorie développement » (Development Box) augmentera pour les pays pauvres les possibilités d’accroître la production alimentaire locale et le développement rural, y compris la hausse des tarifs des denrées de base pour empêcher que les petits agriculteurs ne succombent sous le flot des importations.

« Les négociations sur l’agriculture doivent avant tout cibler la faim dans le monde », d’ajouter M. Barr. Pour atteindre ce but, la catégorie développement doit faire fond sur le droit de se nourrir et la notion de souveraineté en matière d’aliments ».

Les organismes félicitent l’ACDI de sa décision d’envoyer de l’aide alimentaire aux populations de l’Afrique australe qui ont faim. Cependant, ils soulignent que l’aide alimentaire n’est pas la seule solution.

« Le FMI doit abolir les prescriptions accablantes de sa politique. Il doit aussi se débarrasser de ses règles truquées, et de sa tendance à avoir deux poids deux mesures en matière de commerce international », renchérit Mme Kambites, sinon la catastrophe en Afrique du Sud ne sera que la pointe de l’iceberg ».

Pour un complément d’information, joindre

Katia Gianneschi
Relations avec les médias
Conseil canadien pour la coopération internationale
(613) 241-7007, poste 311
katiag@ccic.ca

Mark Fried
Oxfam –Canada
613-237-1698, poste 231
(613) 850-9723, portable
ou visiter le site : www.oxfam.ca 

Le Groupe de réflexion des ONG canadiennes sur la sécurité alimentaire est une coalition d’organisations vouées au développement international et à la défense des droits de la personne qui militent en faveur de règles commerciales susceptibles de garantir et d’améliorer la sécurité alimentaire des pays en développement. Il compte parmi ses membres le Conseil canadien pour la coopération internationale, la Banque de céréales vivrières du Canada, Inter Pares, le Mennonite Central Committee Canada, Oxfam-Canada, Droits et Démocratie, l’Union des producteurs agricoles-développement international et Vision mondiale Canada.


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