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Selon des analystes du Nord et du Sud
L’aide internationale ne sert à rien tant qu’on tolère la pauvreté

Communiqué

Embargo : Mardi 19 mars 2002

Selon des analystes du Nord et du Sud, l’aide internationale ne sert à rien tant qu’on tolère la pauvreté

L’aide étrangère en soi ne permettra jamais d’éliminer la pauvreté sans une restructuration planétaire des relations financières, commerciales et environnementales. C’est ce que conclut le Bilan de l’aide 2002, dont le lancement international a lieu aujourd’hui. Plus de 35 auteurs et analystes représentant des organisations non gouvernementales des pays donateurs (dont le Canada) et des pays bénéficiaires d’Afrique, d’Amérique et d’Asie y prononcent un verdict troublant sur la portée réelle de l’aide étrangère par rapport aux besoins.

Les auteurs soutiennent que tant qu’il n’y aura pas une volonté de réformer la Banque mondiale et les institutions financières internationales, d’annuler entièrement la dette des pays les plus pauvres, de tendre vers l’objectif de 0,7 p. 100 du PNB fixé par les Nations unies pour l’aide internationale et de réviser les règles et les pratiques actuelles, l’aide étrangère sera de plus en plus considérée comme une activité négligeable, un simple rouage d’un ordre établi qui accepte la pauvreté.

Impatients de réduire leurs déficits budgétaires, les pays donateurs ont fait subir une plongée spectaculaire à l’aide internationale dans les années 90. Selon le Bilan de l’aide, ce sont les plus démunis du monde qui ont payé le prix du redressement des économies des pays riches. « Les derniers, pour la plupart, ont complètement failli à leur engagement de rétablir l’aide internationale en vue de l’objectif de 0,7 p. 100; le phénomène est d’autant plus saisissant que les pays de l’OCDE se sont enrichis pendant ce temps. En un mot, on est plus riche, mais plus radin. »

Au surplus, ce qu’il reste d’aide internationale est attribué non pas aux plus pauvres mais plutôt aux pays à revenu moyen et aux « marchés émergents » sous la pression des intérêts des donateurs. Dans les pays les moins avancés, comme la Sierra Leone, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, l’aide étrangère par personne a chuté de plus de 50 pour 100 au cours des années 90. Même si les chefs du G-8, qui se réuniront cette année à Kananaskis, ont fait de l’Afrique une priorité, depuis 1984, l’aide à l’Afrique subsaharienne n’a jamais été aussi faible au cours des quatre dernières années. Fait encore plus troublant, compte tenu des modalités de gestion et de comptabilité, moins de la moitié de cette aide en déclin est véritablement confiée à des processus décisionnels locaux. Le rapport précise en effet qu’« une bonne partie de l’aide étrangère est en fait dépensée à l’intérieur du pays donateur, par exemple pour payer les honoraires des coopérants, les services aux réfugiés ou les frais universitaires d’étudiants étrangers ».

Pendant que les transferts entre le Nord et le Sud régressent, les institutions mondiales dominées par le Nord consolident un système de relations profondément inéquitables entre les pays. Vingt-quatre pays développés détiennent plus de 70 p. 100 des droits de vote à la Banque mondiale, et le Fonds monétaire international a rattaché en moyenne 114 conditions aux prêts consentis aux pays d’Afrique subsaharienne en 1999 seulement. « Ces conditions, d’après le Bilan de l’aide, tout en faisant progresser les intérêts commerciaux, politiques et diplomatiques du Nord, mais aggravent souvent la pauvreté et les inégalités. » Comme l’a déclaré Gerry Barr, président-directeur général du Conseil canadien pour la coopération internationale : « Il y a une vague de fond planétaire qui balaie les initiatives de développement pendant que les institutions multilatérales accentuent la marginalisation et l’appauvrissement des deux tiers de la population mondiale. »

Le rapport étant publié juste avant la rencontre des Nations unies portant sur le financement du développement à Monterrey, au Mexique, les ONG du réseau du Bilan de l’aide exhortent les chefs de gouvernement réunis à Monterrey à consacrer de nouvelles ressources à l’aide étrangère et à délaisser la formule des conditionnalités pour privilégier concrètement le partenariat avec le Sud qui garantira un véritable progrès planétaire en matière de droits de la personne et de réduction de la pauvreté.

NOTE AUX RÉDACTIONS

Le Bilan de l’aide est un rapport semestriel indépendant sur l’aide au développement des pays de l’OCDE. Ce projet met à contribution plus de 35 organisations non gouvernementales du monde entier. Brian Tomlinson, du Conseil canadien pour la coopération internationale, fait partie du comité de rédaction et signe le chapitre canadien du rapport. Brian Tomlinson et Gerry Barr, président-directeur général du CCCI Gerry Barr, se prêteront à des entrevues sur demande.

Pour renseignements :

Katia Gianneschi
Relations avec les médias
Conseil canadien pour la coopération internationale
(613) 241-7007 poste 311
katiag@ccic.ca


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