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La réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Doha
court à l’échec

Communiqué

1er novembre 2001


Le gouvernement canadien et les dirigeants du monde ont une occasion historique de s’attaquer concrètement aux problèmes de la sécurité et du développement à la réunion de l’OMC qui se tiendra prochainement à Doha, au Qatar. Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Ottawa, les représentants des organisations canadiennes de la société civile opposées à une mondialisation orientée par les grandes entreprises ont déclaré que cette occasion échappera à l’OMC puisque tout porte à croire que l’on se dirige vers un nouveau cycle de pourparlers axé sur les avantages que les pays riches pourront tirer des nouvelles ententes commerciales. Si ce projet n’est pas modifié, la rencontre de l’OMC à Doha court à l’échec.

Le système commercial international n’a pas tenu ses promesses envers les pays du Sud. La pauvreté est en progression sur toute la planète malgré l’accroissement du commerce, et ce sont les pays riches qui ont droit à la part du lion. En fait, les pays les moins avancés et les plus pauvres ont vu leur part du commerce mondial diminuer de moitié depuis les 20 dernières années. Ces pays expriment leur demande clairement à l’OMC : pas de nouveau cycle de négociation. Pendant ce temps, le Canada et les autres pays occidentaux font la sourde oreille et militent pour que Doha marque le lancement d’un nouveau cycle de négociations sur le commerce mondial.

La rencontre de Doha a été appelée « sommet du développement », mais Maude Barlow, présidente du Conseil des Canadiens, déclare : « Nous sommes très déçus du projet de déclaration ministérielle. Jusqu’ici, tout semble indiquer que le "sommet de la croissance et du développement" du ministre Pettigrew portera plutôt sur la croissance des sociétés transnationales et sur le développement du système de commerce mondial taillé sur mesure pour leurs besoins. »

« Le développement est au cœur des discussions de Doha, renchérit Gerry Barr, président-directeur général du Conseil canadien pour la coopération internationale. Doha nous donne l’occasion d’amorcer un rééquilibrage du commerce mondial pour le recentrer sur les pays et sur les priorités sociales plutôt que sur les entreprises. Ce mouvement doit s’articuler autour de l’utilisation du commerce comme instrument de paix et d’élimination de la pauvreté dans le monde. »

L’OMC est une institution en crise, à la fois en raison des conflits majeurs suscités par la teneur des accords commerciaux et à cause du débat de fond sur la légitimité de la structure décisionnelle de l’institution elle-même. « La démocratie, la transparence, l’accessibilité et la pertinence sont des enjeux prioritaires pour les pays en voie de développement et les mouvements de la société civile du monde entier, a déclaré Tony Clarke, président du Front commun sur l’Organisation mondiale du commerce, et même si on ne verra pas la population dans les rues de Doha comme on l’a vue à Seattle et à Gênes, les appels internationaux en faveur d’une transformation fondamentale du système commercial demeurent puissants. »

Gerry Barr et Maude Barlow se rendront à Doha à titre d’observateurs accrédités.

Renseignements :

Katia Gianneschi
Conseil canadien pour la coopération internationale
(613) 241-7007, poste 311
katiag@ccic.ca

Jennifer Story
Conseil des canadiens
(613) 233-4487, poste 234 jstory@canadians.org


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