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Le canada n’est plus dans la course, malgré sa promesse d’augmenter l’aide étrangère

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 27 avril 2001


Le Canada fait partie des bailleurs de fonds les moins généreux du monde, d’après les chiffres que vient de publier le Comité de l’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En effet, par son ratio APD-PNB, le Canada se classe au 17e rang des 22 bailleurs de fonds en 2000, après avoir occupé le 12e rang en 1999 et le 6e en 1995.

« Je crois que le Canada vient de perdre toute autorité morale pour inciter les autres pays à adopter des politiques d’aide internationale plus généreuses », a déclaré Gerry Barr, président-directeur général du Conseil canadien pour la coopération internationale. « Il va falloir regarder la vérité en face. La vérité, c’est que nous sommes un des pays donateurs les plus chiches de la planète. »

Avec une aide publique au développement (APD) qui se chiffre à 0,25 p. 100 du produit national brut (PNB), le Canada devance l’Espagne, l’Italie, la Grèce, l’Autriche et les États-Unis, mais il se classe loin derrière le peloton de tête (Danemark, Pays-Bas, Suède), et ne s’approche même pas de la moyenne de 0,39 p. 100.

Dans le discours du Trône de janvier, le gouvernement avait annoncé qu’il « augmenterait l’aide canadienne au développement international et qu’il mettrait à profit ses investissements d’une part pour promouvoir la lutte contre la pauvreté et d’autre part, pour renforcer la démocratie, la justice et la stabilité sociale dans le monde ».

Malheureusement, le bilan du Canada, malgré ces beaux discours, n’est pas encourageant. « La semaine dernière, à Québec, les chefs parlementaires canadiens ont parlé de sortir le continent de la pauvreté; aujourd’hui, nous figurons au dernier rang dans le monde de l’aide internationale », a déclaré Barr.

Le gouvernement a certes légèrement augmenté son budget d’aide internationale, mais dans une moindre mesure que la croissance de l’économie canadienne, qui s’avère plus forte que prévu. Voilà pourquoi il est moins généreux. Le ratio APD-PNB permet en effet de comparer la générosité de pays de tailles différentes.

Pendant que le gouvernement canadien continue de prétendre qu’il vise toujours l’objectif de 0,7 p. 100 du PNB établi internationalement, il prend l’ascenseur qui descend au lieu de celui qui monte. En fait, les pays du G-7, selon le rapport de l’OCDE, affichent les résultats les moins reluisants au titre de l’aide internationale. Il est évident que les pays riches tournent le dos aux pauvres de la planète.

Pour en savoir davantage, consulter la fiche documentaire ci-jointe.

Renseignements :

Katia Gianneschi
Relations avec les médias
Conseil canadien pour la coopération internationale
(613) 241-7007 poste 311
katiag@ccic.ca
 

Fiche documentaire

Le Comité d’aide au développement (OCDE) publie les chiffres de l’aide publique au développement pour 2000

Poursuivant sa descente, l’aide internationale canadienne, en dollars américains réels (une fois neutralisés les effets de l’inflation et du taux de change), a chuté de 2,2 p. 100 en 2000, après avoir baissé de 1,9 p. 100 en 1999.

Le Canada se retrouve ainsi au beau milieu du tiers le plus chiche des bailleurs de fond, se classant 17e sur 22 en 2000 pour ce qui est du ratio APD-PNB, après avoir figuré au 12e rang en 1999 et au 6e en 1995. Les seuls pays moins généreux que lui sont les États-Unis (0,10 p. 100), l’Espagne (0,24 p. 100), l’Italie (0,13 p. 100), la Grèce (0,19 p. 100) et l’Autriche (0,25 p. 100).

En 2000, le Canada estime que son aide internationale s’est chiffrée à 1 722 millions de dollars américains, ce qui établit son ratio APD-PNB à 0,25 p. 100, contre 0,28 p. 100 en 1999. Cette mesure internationale de la générosité du Canada à l’égard des pays en voie de développement n’a jamais été aussi faible depuis le milieu des années 60, époque où sont nés les programmes canadiens d’aide à l’étranger; ce phénomène s’explique entre autres par la croissance de l’économie canadienne qui a atteint un niveau inattendu en 2000.

Le gouvernement a certes légèrement augmenté ses crédits d’aide à l’étranger au cours des dernières années, mais dans une mesure moindre que la croissance de l’économie canadienne. Les nouvelles ressources consacrées à la poursuite des objectifs de développement dont le Canada se fait le champion sur la scène internationale sont loin des sommes qu’il aurait fallu ne serait-ce que pour permettre au pays de se hisser au niveau de la moyenne des bailleurs de fonds (0,39 p. 100), ce qui dément les promesses du premier ministre qui déclare vouloir redorer le blason du Canada et lui redonner un rôle actif en coopération internationale.

Le Canada est l’un des pays de l’OCDE dont la croissance économique est la plus impressionnante. Or, d’autres pays, souvent malgré une situation budgétaire plus précaire, ont réussi à trouver des ressources pour développer substantiellement leur programme d’aide. Par exemple, le programme du Royaume-Uni a progressé de 35,6 p. 100 en 2000, celui de la Belgique, de 21,7 p. 100, celui des Pays-Bas de 10,0 p. 100 et celui de la Suède de 22,3 p. 100.

La générosité du Danemark (1,06 p. 100), des Pays-Bas (0,82 p. 100), de la Suède (0,81 p. 100), de la Norvège (0,80 p. 100) et du Luxembourg (0,7 p. 100) est égale ou supérieure à l’objectif de 0,7 p. 100 du PNB établie à l’ONU.

Les pays du G-7 figurent parmi les plus mesquins, affichant collectivement un faible taux de 0,19 p. 100. Par comparaison, les pays hors du G-7 consacrent 0,46 p. 100 de leur PNB à l’aide internationale.

Dans l’ensemble, l’aide internationale des pays de l’OCDE a chuté de 1,6 p. 100 en 2000 pour tomber à 53,1 milliards de dollars américains, contre 56,4 milliards en 1999. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. Ainsi, si l’aide japonaise a régressé de plus de 2 milliards, c’est en raison de ses contributions exceptionnelles à la Banque asiatique de développement en 1999 à la suite de la crise financière asiatique. Quant à l’aide française, elle a chuté par un jeu de comptabilité; en effet, selon les nouvelles règles du CAD, la France ne peut plus compter l’aide consentie à ses protectorats dans le calcul de son APD.

Brian Tomlinson
Analyse des politiques
Conseil canadien pour la coopération internationale


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