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La milice s’en prend aux militants dans le Timor-Oriental
Les ONG en appellent à l’action du gouvernement canadien

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate : le 14 septembre 1999


Les ONG canadiennes et leurs partenaires au Timor-Oriental signalent que leur personnel et leurs bureaux sont la cible des miliciens. En effet, nous avons appris la mort de plusieurs membres du personnel des ONG et des leaders religieux dont les bureaux et le matériel ont été pillés et incendiés. La persécution systématique des ONG, des Églises et des groupes indépendantistes a été orchestrée par les milices.

Une coalition d’ONG canadiennes, dont les organisations nommées ci-dessous, presse le gouvernement du Canada de jouer un rôle international plus dynamique pour mettre fin à la violence. Le groupe recommande aussi la suspension de l’aide directe au gouvernement indonésien. Mais l’aide allouée par l’entremise des ONG doit se poursuivre et nous devons resserrer nos liens avec les organisations œuvrant sur le terrain.

USC Canada a appris la disparition d’une quarantaine de stagiaires d’un programme pour la mise en valeur des capacités, la résolution des conflits et l’éducation des électeurs que subventionne l’Unité de consolidation de la paix de l’ACDI. Le bureau de l’organisation à Dili a été rasé par le feu, les véhicule détruits et le matériel pillé.
L’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix confirme la mort d’au moins 15 prêtres, dont le père Francisco Barreto, chef de Caritas au Timor-oriental, et le père Hilario qui ont séjourné, il y a quelques années, au Canada dans le cadre d’un programme d’échange avec une paroisse de Windsor, en Ontario.

La milice a aussi saccagé une station de radio financée par Développement et Paix ainsi qu’un centre pour le développement et la paix mis sur pied récemment avec l’aide de l’organisation et de l’ACDI.

La Fondation canadienne des droits de la personne indique que des représentants de ses organisations partenaires sont également portés disparus. Les porte-parole de la Fondation s’inquiètent du sort de deux militants manquant à l’appel : Jose Antonio Belo du Conseil national de la résistance timoraise et Nelson Belo du Conseil de solidarité étudiante du Timor-Oriental. Ils étaient de passage au Canada au début de l’année.

Nous nous intéressons de près à nos partenaires du Timor-Oriental et notre principal souci est que la violence cesse et que l’aide parvienne à la population. Il faudra débloquer des fonds à moyen et à court terme pour la reconstruction et le relèvement du Timor-Oriental. Les ONG poursuivront leur action de concert avec leurs partenaires sur le terrain afin de surmonter ces nouvelles difficultés. Notre vœu le plus fervent est que le Timor-Oriental puisse reprendre la phase de transition qui le conduira vers l’indépendance.

Pour un complément d’information, joindre Katia Gianneschi, Relations avec les médias, Conseil canadien pour la coopération internationale, (613) 241-7007, poste 311


Veuillez trouver ci-dessous la lettre du Groupe de travail sur l’Asie et le Pacifique au ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy

Le 13 septembre 1999

L’honorable Lloyd Axworthy
Ministre des Affaires étrangères
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2

Monsieur le Ministre,

Je vous écris au nom du Groupe de travail sur l’Asie et le Pacifique du Conseil canadien pour la coopération internationale. Le Groupe, qui rassemble des ONG actives dans cette région, est de plus en plus préoccupé par les massacres perpétrés actuellement au Timor-Oriental. Nous sommes conscients des mesures prises à ce jour par le gouvernement du Canada dans ce dossier et l’appuyons dans ses démarches. Cependant, nous exhortons le gouvernement canadien d’intervenir avec plus de vigueur sur la scène internationale pour mettre un terme à la violence et laisser le peuple du Timor-Oriental disposer de son avenir.

Nos membres sont attristés et déconcertés par la gravité de la crise qui sévit au Timor-Oriental. Leurs partenaires sur le terrain leur ont dit qu’ils ont été directement visés par la violence des milices. Nous avons appris que plusieurs responsables d’ONG et des chefs religieux ont été tués. Leur matériel et leurs bureaux ont été pillés ou incendiés. La persécution des ONG, des Églises et des groupes indépendantistes par les milices est planifiée et systématique.

La communauté internationale doit se montrer solidaire de la volonté des Timorais qui aspirent à un État libre et indépendant. En tant que membre du Conseil de sécurité des Nations unies, le Canada se doit d’user de son influence pour que le Conseil prenne des mesures immédiates afin de protéger la vie des Timorais.

Le gouvernement canadien se doit d’intervenir par les mesures suivantes :

  • Profiter de son appartenance au Conseil de sécurité des Nations unies pour réclamer le déploiement d’une force internationale de maintien de la paix au Timor-Oriental. Tout délai dans cette action peut se traduire par de nouvelles pertes de vie. Le Canada doit fournir des troupes et un appui logistique à cette force internationale.
  • Examiner attentivement avec ses partenaires du Conseil de sécurité les conséquences de la coopération des forces des Nations unies avec l’armée indonésienne. Rien ne doit compromettre la liberté d’action de forces de l’ONU.
  • Presser le gouvernement indonésien de diriger l’aide humanitaire internationale directement vers les réfugiés et les personnes déplacées sur le territoire. La sécurité des travailleurs humanitaires doit être garantie pour assurer l’efficacité des interventions.
  • Interrompre immédiatement toute aide relative aux crédits d’exportation et toute aide directe et indirecte au gouvernement indonésien, sauf l’aide humanitaire, jusqu’à ce que la paix et la sécurité soient restaurées.
  • Inciter le Fonds monétaire international à suspendre les prêts à l’Indonésie et presser la Banque mondiale d’en faire autant (sauf pour les prêts relatifs à l’allégement de la pauvreté) jusqu’à ce que le gouvernement d’Indonésie se conforme aux exigences de l’ONU en mettant un terme aux exactions;
  • Veiller à ce que les responsables du massacre soient jugés en permettant à un comité de spécialistes de faire enquête sur les crimes en cours. Ces atrocités ne doivent pas rester impunies.

Nous sommes solidaires de nos partenaires du Timor-Oriental. Nous encourageons les responsables du gouvernement à consulter les ONG présentes dans la région pour profiter de leurs connaissances et de leur expérience. Le plus urgent pour nous est d’arrêter la violence et d’apporter une aide humanitaire aux réfugiés et aux personnes déplacées sur le territoire. Le Timor-Oriental aura besoin d’une aide supplémentaire pour la restauration et la reconstruction à moyen et à long terme.

Notre espoir le plus cher est que le Timor-Oriental puisse bientôt reprendre sa phase de transition vers la souveraineté politique.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments très respectueux.

La présidente-directrice générale,

Betty Plewes
Membres du Groupe de travail sur l’Asie et le Pacifique :

  • Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix
  • USC Canada
  • CUSO
  • Société asiatique des partenaires
  • Fondation canadienne des droits de la personne
  • Alternatives Inc.
  • Alliance Indonésie-Canada
  • Programme de développement et d’assistance aux Philippines
  • Inter Pares
  • Comité de travail Canada-Asie
  • Centre international des droits de la personne et du développement démocratique

c.c. Maria Minna, ministre de la Coopération internationale
Robert Fowler, ambassadeur du Canada auprès des Nations unies


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