CCCI - CCIC
ACCUEIL RECHERCHE PLAN DU SITE CONTACT ENGLISH

Ressources

Information. Engagement. Réseautage.

À PROPOS NOS INTÉRÊTS GROUPES DE TRAVAIL MÉDIAS RESSOURCES MEMBRES
Emploi
Ressources en emploi
Bénévolat et stages
Qui fait quoi
Coin des membres
Passer à l'action
Archives
Publications
Bon de commande
Liens


IMPRIMER

Relations Nord-Sud pour un développement participatif à la base

Enseignements de la société civile sur l’efficacité de l’aide
Étude de cas préparée pour le Conseil canadien pour la coopération internationale
mars 2003

Relations Nord-Sud pour un développement participatif à la base
L’Association pour le développement des peuples du Nicaragua
et le Cardinal Léger et ses Œuvres

L'Association pour le développement des peuples (ADP) est une organisation non gouvernementale (ONG) nicaraguayenne fondée le 15 septembre 1978.

La pratique institutionnelle de l’ADP cible la promotion d’un mode de développement durable et autogéré de façon à améliorer, dans le contexte socioéconomique et politique actuel, les conditions de vie des groupes bénéficiaires, en s'appuyant sur la promotion des ressources naturelles pour le développement productif et sur la concertation active de tous les bénéficiaires des zones rurales du pays.

Les valeurs de l’organisation sont fondées sur la solidarité, la compréhension et l’aide mutuelle entre les hommes et les femmes afin d’agir pour construire un avenir commun et améliorer les conditions de vie de leurs communautés.

Relations institutionnelles entre l’ADP et le Cardinal Léger et ses œuvres

Les premiers contacts entre les deux organisations datent de 1987. L’appui a démarré par des petits projets ponctuels, puis grâce à des appuis pour du renforcement institutionnel et des échanges d'expériences et de connaissances avec d'autres projets appuyés par le Cardinal Léger et ses œuvres, l’'ADP a fait un saut qualitatif dans son développement organisationnel qui lui a permis de mettre de l’avant un programme triennal de développement.

Ce programme, qui comprend l'appui technique et l'échange d'expériences avec d'autres projets appuyés par le Cardinal Léger et ses oeuvres, a permis à l’ADP d'approfondir et de renforcer ses méthodes de travail pour le développement humain dans les communautés de base desservies par l’ADP. Le programme s’est déroulé dans le cadre de relations soutenues entre l’ADP et le Cardinal Léger et ses œuvres, relations qui sont fondées sur le respect réciproque, la communication continue, la fraternité et la confiance mutuelle, tous des éléments qui facilitent l’apprentissage et la création de savoirs à partir des expériences propres à l’ADP.

Le processus de prise en charge et d'autonomisation des groupes de base

Le programme est fondé sur la participation active des familles bénéficiaires afin de générer des comportements solidaires et de susciter des solutions à leurs problèmes communs. Le programme a par exemple stimulé l'émergence d'équipes de corvée communautaire (construction de cuisinières lorraines, réfection de puits et de margelles, campagnes de vaccination, etc.) et la création d'espaces où se déploie la solidarité humaine.

Le renforcement des groupes communautaires a favorisé l’émergence d’initiatives qui impliquent des ententes de gestion avec des autorités municipales pour la gestion des ressources économiques (matériaux de construction) pour les familles les plus vulnérables de la communauté.

Les connaissances acquises au niveau des promoteurs locaux sont transmises lors d’ateliers communaux. La majeure partie des familles se les ré-approprie permettant ainsi la création et la mise en pratique de nouveaux savoirs.

Les femmes ont assumé des responsabilités de direction dans les Commissions sociales et agissent comme promotrices de formation, permettant ainsi une implication accrue de jeunes et du reste du noyau familial à l'organisation communautaire pour le bon développement de la famille elle-même.

Les incidences sur le développement du groupe de bénéficiaires, la réduction de la pauvreté, l'autogestion et la participation populaire.

La formation est une partie intégrale du programme. Une première étape de formation s’amorça à partir de 1994. Ces formations s’adressèrent aux leaders communautaires pour toucher les domaines du développement durable, du développement des organisations et le renforcement des capacités techniques de production. D’autres formations, dans les domaines du développement agricole et paysan et la santé, permirent aux familles paysannes d’acquérir des connaissances que les promoteurs et promotrices formés ont par la suite transmis à d’autres familles. Les effets durables de ces formations sont la mise en pratique dans les communautés de nouvelles pratiques agricoles et organisationnelles qui perdurent même après le retrait de l’ADP.

Dans la période 1997-2001, un processus s'amorça pour contribuer davantage à améliorer les conditions de vie des communautés bénéficiaires. Les formations visèrent alors à encourager l’autogestion communautaire, à consolider les structures organisationnelles, à former les promoteurs locaux et à promouvoir au sein des groupes de familles paysannes la gestion de fonds pour le développement d’activités agricoles.

Après une décennie d'un processus révolutionnaire et d'une perspective sociale où le gouvernement sandiniste appuyait la population du Nicaragua dans le domaine de la santé, du logement, de l'éducation et de la main-d'œuvre par des dons, des subventions et d'autres bénéfices, les familles paysannes s’étaient habituées à recevoir du gouvernement sans qu'on ne leur exige rien en retour.

Le changement de gouvernement aux élections de 1990 provoqua un brusque virage pour lequel les familles ne s'étaient pas préparées ni économiquement, ni mentalement. Les gouvernements central et municipaux accordèrent de moins en moins de fonds pour combler les besoins de base de la population (santé, logement, éducation, travail, etc.). Par exemple, quand les familles demandaient une aide en matériaux ou pour la réfection ou la construction de latrines, on leur refusait en argumentant que le gouvernement n’avait pas les ressources pour répondre à ce genre de besoins.

L’ADP a donc misé de travailler dans des zones rurales où les gouvernements central et municipaux ne contribuent d'aucune façon au bien-être de ces familles pauvres.

L’objectif est non seulement de fournir des ressources matérielles, mais aussi de miser sur le développement durable en faisant la promotion des changements de mentalité, d'attitudes et de comportements des gens directement impliqués (femmes, hommes, garçons et filles), pour instaurer de nouvelles valeurs qui leur permettent d'améliorer leur qualité de vie.

Le travail de l’institution met de l'avant un modèle de développement intégral durable sur cinq (5) axes de travail, à savoir : l'organisation sociale, le Fonds communautaire d'épargne et de crédit, l'agriculture durable, la santé communautaire et les technologies alternatives. La démarche est encadrée par un processus participatif de recherche progressive et continue et elle vise l'autogestion, l'autonomie et l'autosuffisance à travers l'équité entre les hommes et les femmes.

En plus de l'acquisition de savoirs, on encourage des changements d'attitudes de la personne, pour que les citoyens et citoyennes retrouvent les valeurs telles la fraternité, l'engagement, la justice, l'honnêteté, l'équité, l'égalité et le respect.

Le résultat le plus déterminant de ce travail conjoint entre l’ADP et le Cardinal Léger et ses œuvres sur plusieurs années est que de plus en plus de groupes sont autonomes et capables d’établir des relations significatives avec les instances de pouvoir locales. Ils peuvent servir d’exemple pour d’autres éléments de leur communauté et fournir eux-mêmes les technologies appropriées à leur milieu.

La formation sur une base formelle et informelle pour le renforcement des capacités locales, le soutien à l’organisation sociale et administrative et les transferts de technologie, sont des éléments très significatifs des programmes soutenus par le Cardinal Léger et ses œuvres. Ils sont essentiels au succès de toute démarche qui s’inscrit dans le but de l’auto-promotion des communautés et nécessitent des changements de comportements et d’attitudes pour l’atteinte de résultats durables.

Solidement établi, le lien de partenariat est basé sur une volonté d’auto-promotion, de prise en charge locale, et d’accompagnement du processus par un apprentissage réciproque. Cela ne se construit pas en un jour et nécessite un accompagnement soutenu sur une période suffisamment longue.


TOP
 
  • COIN DES MEMBRES
  • QUI FAIT QUOI
  • Devenez membre
  • Emploi
  • Programme en 10 points
  • Code d'éthique
  • Bilan de l'aide