CCCI - CCIC
ACCUEIL RECHERCHE PLAN DU SITE CONTACT ENGLISH

Ressources

Information. Engagement. Réseautage.

À PROPOS NOS INTÉRÊTS GROUPES DE TRAVAIL MÉDIAS RESSOURCES MEMBRES
Emploi
Ressources en emploi
Bénévolat et stages
Qui fait quoi
Coin des membres
Passer à l'action
Archives
Publications
Bon de commande
Liens


IMPRIMER

Stratégies de renouvellement de l’aide canadienne : Principaux messages

Reconstituer l’APD canadienne

Dans le récent discours du Trône, le gouvernement Chrétien s’est engagé à accroître l’aide au développement international. D’après les projections du CCCI, l’APD tombera à 0,27 p. 100 du PNB en 1999-2000 - soit le point le plus bas depuis 30 ans. L’ajout de 300 millions de dollars à l’Enveloppe de l’aide internationale représente le premier pas qui nous mettra sur la bonne voie.

Le gouvernement fédéral s’engagera-t-il à adopter un plan à long terme permettant de ramener l’APD à 0,35 p. 100 du PNB d’ici 2005-2006?

S’assurer que l’aide réponde aux besoins les plus urgents

La politique de l’ACDI fait de la lutte contre la pauvreté « le thème central du programme de développement du Canada ». Néanmoins, elle ne recueille ni ne diffuse de statistiques publiques mesurant jusqu’à quel point son programme d’aide rejoint les personnes vivant dans la pauvreté ou influence leur existence. Les tendances globales du financement portent à croire que la lutte contre la pauvreté reste une priorité assez secondaire :

  • malgré certaines améliorations du soutien destiné à répondre aux besoins humains fondamentaux durables, la part actuelle de 19,4 p. 100 du total de l’APD canadienne se situe bien en-deçà de l’objectif de 30 p. 100 recommandé par les ONG ;
  • plus de 70 p. 100 des pauvres du monde entier vivent dans les régions rurales et sont tributaires de l’agriculture pour assurer leur subsistance. Néanmoins, entre 1990-1991 et 1995-1996, les décaissements de l’ACDI au titre de l’agriculture, de l’alimentation et de la nutrition ont diminué de 49 p. 100 et, fait consternant, de 80 p. 100 en Afrique ;
  • l’aide à l’Afrique subsaharienne, où une proportion croissante de personnes vivent dans la pauvreté absolue, a reculé de 29,1 p. 100 en valeur nominale, entre 1992-1993 et 1997-1998 ;
  • l’objectif pour l’aide par les Nations unies pour les 48 pays les moins avancés est de 0,15 p. 100 du PNB. Toutefois, l’aide canadienne à ces pays a été ramenée de 0,14 p. 100 du PNB en 1992-1993 à un plancher de 0,07 p. 100 en 1997-1998 ;
  • les engagements canadiens envers la Banque mondiale et les autres institutions financières internationales ont augmenté de 1 p. 100 en 1992-1993 et 1997-1998. Cependant, l’aide aux institutions multilatérales chargées de lutter contre la pauvreté (telles que le PNUD et l’UNICEF) a chuté de 29,4 p. 100 ;
  • le Canada lie plus de 68 p. 100 de son aide bilatérale à l’achat de biens et de services canadiens—une des proportions les plus élevées parmi les pays donateurs.

Nous pouvons rehausser la qualité de l’APD canadienne en établissant des repères et des objectifs qui permettent d’évaluer les progrès réalisés par l’ACDI pour faire en sorte qu’au moins 60 p. 100 de ses programmes améliorent directement les conditions de vie et renforcent les droits des personnes vivant dans la pauvreté. Les principaux repères comportent les éléments suivants :

  • améliorer la programmation pour les besoins humains fondamentaux durables (objectif : 30 p. 100 de l’APD canadienne) ;
  • affiner le ciblage des programmes dans les régions et secteurs où se concentre la pauvreté ;
  • accroître l’attention et les ressources consacrées à la satisfaction des besoins urgents de développement humain en Afrique subsaharienne ;
  • cesser de lier l’allocation de l’aide à la promotion des intérêts commerciaux canadiens.

Alléger la dette des pays les plus pauvres

À l’échelle internationale, on s’accorde de plus en plus sur le fait que l’annulation de la dette constitue une part essentielle de l’effort mondial en vue d’éliminer la pauvreté. En Tanzanie, 50 p. 100 de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Néanmoins, le service de la dette absorbe un tiers du budget total de l’État dans ce pays, soit le quadruple des dépenses au titre de l’enseignement primaire et neuf fois plus que les ressources consacrées aux soins de santé de base.

La remise de dettes devrait s’étendre aux 50 pays les plus pauvres figurant sur la liste de la Campagne du Jubilé de l’an 2000. Le Canada doit continuer à réclamer une amélioration des conditions multilatérales régissant l’annulation complète des dettes que les pays les plus pauvres ne peuvent rembourser à la Banque mondiale et le FMI, et à s’assurer que cette remise de dette ne soit pas liée à de rigoureuses mesures d’ajustement structurel qui ne font qu’accroître la pauvreté. Le gouvernement canadien doit aussi veiller à ce que les fonds réservés à l’annulation de la dette en 2000-2001 viennent s’ajouter à l’accroissement de 300 millions de dollars apporté à l’Enveloppe de l’aide internationale au titre de l’APD.

Intéresser la population canadienne aux dossiers internationaux

Les sondages indiquent qu’une large majorité de Canadiens sont favorables à l’aide internationale. D’après un sondage récent réalisé par Environics, 60 p. 100 de la population canadienne estiment que nous consacrons un montant approprié ou insuffisant à l’aide. Lorsqu’on indique aux répondants le montant actuel de dépenses à cet égard, ce nombre passe de 60 p. 100 à 75 p. 100.

En dépit de notre besoin croissant de comprendre les dossiers internationaux en cette période d’informatisation et de mondialisation, le financement total consacré par l’ACDI à l’information, à la communication et à la sensibilisation au développement atteindra à peine 1 p. 100 des ressources de programmation en 1999-2000. Il faut un engagement renouvelé en faveur de l’éducation et de la participation du public aux questions de coopération internationale. L’ACDI dévoilera en novembre une nouvelle stratégie de participation du public. Sera-t-elle accompagnée d’un financement suffisant pour assurer sa mise en oeuvre ? Nous recommandons un objectif de 2,5 p. 100 des ressources de programmation de l’ACDI d’ici 2005/2006.


TOP
 
  • COIN DES MEMBRES
  • QUI FAIT QUOI
  • Devenez membre
  • Emploi
  • Programme en 10 points
  • Code d'éthique
  • Bilan de l'aide