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5. Améliorer la qualité de vie des enfants

« Levée à 5 h, avant le soleil, elle aura peu de temps à elle au cours de la journée, cette enfant déjà pourtant une femme, fiancée enfant ou adolescente mère, seule à produire les aliments, cette femme à la maison, analphabète. La voici devenue, à 15 ans, dans le delta du Gange, tout ce que ses parents ont espéré qu'elle devienne… »

Voices, automne 1994, Vision mondiale

Dire que les enfants sont l'avenir, c'est un cliché. Mais comme tous les clichés, il renferme une part de vérité, celle que le sort de la Terre repose sur les épaules de nos enfants. Or, quand les enfants grandissent sous-alimentés, analphabètes, abandonnés, vendus aux fins de prostitution ou comme force de travail, il leur reste peu d'occasions et encore moins de ressources pour rendre cette terre plus habitable.

Ils mettent toute leur énergie à survivre.

L'on peut faire mieux, beaucoup mieux, pour les enfants. Mais les acquis à ce chapitre ne sont guère reluisants, même chez nous. Ainsi, en 1989, le Parlement du Canada a déclaré la guerre à la pauvreté chez les enfants. L'objectif : l'éliminer d'ici l'an 2000.

Or, depuis que le fédéral a pris cet engagement, le taux de pauvreté est passé de 14,5 p. 100 à 21 p. 100 chez les enfants du Canada, leur nombre atteignant aujourd'hui 1,5 million.

Le Canada n'est pas le seul à avoir déclaré la guerre à la pauvreté chez les enfants. En 1989, 179 pays ne visaient pas autre chose en ratifiant la Convention des Nations unies sur les droits des enfants. Ils promettaient même de mettre leurs lois et institutions de bien-être social au service en particulier des meilleurs intérêts des enfants.

Les pays signataires se sont également engagés à réduire la mortalité infantile, à rendre l'instruction primaire gratuite et obligatoire pour tous, à fixer des exigences sur l'âge minimal où les enfants peuvent être embauchés, à réglementer les heures et les conditions de travail, et à mettre fin à la vente et à la prostitution des enfants.

Si tous les pays avaient tenu ces promesses faites au nom des enfants, l'on aurait parcouru un bon bout de chemin vers l'élimination de la pauvreté chez les enfants. Pourtant, la situation demeure sombre partout dans le monde.

  • Environ 160 millions d'enfants d'âge préscolaire pèsent moins que leur poids normal.
  • Chaque année, quelque 2,2 millions d'enfants meurent des suites de la diarrhée.
  • Quelque 250 millions d'enfants âgés entre 5 et 14 ans travaillent.
  • Environ un million d'enfants, principalement des filles asiatiques, sont forcés à se prostituer.
  • En Indonésie seulement, cinq millions d'enfants sont des domestiques.
  • D'après les estimations, 250 000 jeunes de moins de 18 ans font actuellement partie des forces armées gouvernementales ou d'opposition.

Ces statistiques sont troublantes - surtout dans la mesure où il est possible de les infléchir.

Que peut-on faire ?

Il est possible d'éliminer la pauvreté chez les enfants. En 1990, le Sommet mondial pour les enfants a fixé six objectifs raisonnables, réalisables et abordables. Les gouvernements ont convenu qu'il était possible de les atteindre d'ici l'an 2000.

Ils s'énoncent comme suit :

  • réduire du tiers le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans;
  • réduire de moitié le taux de mortalité chez les mères;
  • réduire de moitié la malnutrition chez les enfants âgés de moins de cinq ans;
  • fournir l'instruction de base à tous les enfants, et faire en sorte que 80 p. 100 des enfants, garçons et filles, terminent l'éducation primaire;
  • réduire de moitié le taux d'analphabétisme chez les adultes;
  • protéger les enfants se trouvant dans des circonstances particulièrement difficiles ou en temps de guerre.

La réalisation de ces objectifs dépend des choix que feront les gouvernements. Combattront-ils la pauvreté chez les enfants en fournissant les soins de santé primaires, l'éducation et les services sociaux pour toutes les familles, ou continueront-ils à négliger les avantages de l'investissement à long terme dans les capacités des
gens ?

Selon de nombreux analystes, l'investissement dans la santé, l'éducation et la formation, en particulier celles des filles, constitue à long terme l'une des meilleures stratégies qui soient pour améliorer la santé et le développement des enfants. Un certain nombre de gouvernements et d'ONG tentent d'ailleurs de relever le défi.

À Nairobi, par exemple, une ONG du nom de Sinaga dirige un centre de ressources pour enfants tout à fait original. Elle offre un cours de 6 mois aux enfants travaillant comme domestiques. Ces derniers, dans le cadre du programme d'élimination du travail des enfants (de l'Organisation internationale du travail), consacrent la moitié de la journée pour apprendre à lire, écrire, cuisiner, coudre et dactylographier.

Au Bangladesh, le BRAC, une ONG, a mis sur pied un programme pour les enfants de l'âge du primaire. Organisé de manière informelle, il rejoint pourtant les enfants dans 2 500 villages et il ne coûte que 15 $ US par enfant par année. Le taux d'abandon scolaire est d'à peine 1,5 p. 100.

La question du travail des enfants est complexe, comme tout ce qui touche à la pauvreté. Mais les recherches effectuées par des sources aussi diverses que l'UNICEF et la Banque mondiale révèlent l'existence d'un lien entre la pauvreté, le travail des enfants et les revenus de la mère.

En Égypte, par exemple, une augmentation de 10 p. 100 du salaire des femmes réduirait de 15 p. 100 le nombre d'enfants âgés de 12 à 14 ans qui travaillent. Et le nombre d'enfants de 6 à 11 ans au travail diminuerait de 27 p. 100. De toute évidence, le relèvement du salaire minimum change beaucoup de choses.

Un autre moyen de diminuer la pression qui incite les familles à compter sur le travail des enfants consiste à rendre le crédit et la formation à l'emploi accessibles aux femmes.

Les enfants des collectivités rurales pauvres risquent davantage d'être exploités et exposés à des travaux agricoles dangereux. L' amélioration des routes, du crédit et des méthodes agricoles, de même que l'accès à l'éducation et aux équipements de santé, favorise la hausse des revenus provenant de l'agriculture et l'offre de meilleures possibilités à ces enfants.

Néanmoins, l'éducation de la petite enfance constitue de loin le moyen le plus rentable d'investir dans les enfants. Les études prouvent que l'éducation de la petite enfance donne des résultats immédiats et mesurables sur le plan du développement éducatif et social des enfants.

En Colombie, par exemple, un programme préscolaire piloté par une ONG locale a connu un tel succès que le gouvernement en a fait un programme national qui rejoint aujourd'hui plus d'un million d'enfants d'âge préscolaire. Le coût : à peine 90 $ US par enfant par année.

Le sort des enfants dans le monde constitue l'un des principaux défis sociaux. Rendre justice aux enfants en éliminant les conditions qui les condamnent à la pauvreté constitue néanmoins un objectif réalisable, dont les répercussions sur la pauvreté dans le monde seraient plus considérables.

Nous pouvons atteindre les objectifs fixés lors du Sommet mondial de 1996. Ce faisant, nous assurerons au monde entier un avenir plus équitable - et plus viable.


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