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CCIC members include approximately 100 Canadian non-profit organizations working, both in Canada and overseas, on the front lines of social justice, humanitarian aid, economic and democratic development.

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Oxfam Québec

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Mohamad Alsadi, directeur du service des droits de la personne et du développement international, et la délégation syndicale canadienne au Bangladesh se sont joints au haut-commissaire canadien Benoît-Pierre Laramée lors d'une rencontre avec des représentants du ministère du Travail, le 17 février 2016, pour discuter de droits du travail et d'enjeux liés à la santé et à la sécurité des travailleurs.

Ce mois-ci, le CCCI a rencontré Mohamad Alsadi, directeur du service des droits de la personne et du développement international chez Unifor, pour discuter du 1er mai, du Fonds de justice sociale d'Unifor, de la priorité principale pour le gouvernement et de bien d'autres choses encore...

 

CCCI - Le 1er mai est la Journée internationale des travailleurs. Pourquoi les Canadiens devraient-ils se préoccuper du 1er mai et quels sont les liens avec le développement international et l'aide humanitaire? 

Mohamad AlsadiLe 1er mai est la Journée internationale des travailleurs et ses racines en Amérique du Nord sont liées à la lutte pour la journée de travail de huit heures. Il y a beaucoup de journées spéciales dans nos calendriers modernes, mais aucune qui peut remplacer le 1er mai, une occasion de célébrer tant les droits des travailleurs que la solidarité internationale.  Le mouvement pour la journée de travail de huit heures, qui a donné naissance à la fête du 1er mai, était très fort tant aux États-Unis qu'au Canada à la fin du 19e siècle.  Une manifestation pacifique au Haymarket Square de Chicago, en soutien à la grève des travailleurs qui demandaient la journée de huit heures, a été brutalement réprimée par la police le 4 mai 1894.  L'Association internationale des travailleurs a déclaré le 1er mai « Journée internationale des travailleurs » dans tous les pays pour démontrer sa solidarité avec les travailleurs de l'Amérique du Nord.  Depuis ce temps, à chaque année, des millions de travailleurs de partout à travers le monde marchent en appui aux droits du travail.  Nous sommes très heureux que le CCCI et le Flash! contribuent à faire connaître la signification du 1er mai à une nouvelle génération de travailleurs.

 

CCCI - Le Fonds de justice sociale d'Unifor a appuyé plus de 1100 projets dans plus de 43 pays. Pouvez-vous nous parler d'un projet récent que vous trouvez excitant et dont vous êtes particulièrement fier?

Mohamad Alsadi – On évalue à plus de 100 000 le nombre de personnes dans le monde qui travaillent dans le secteur du démantèlement des navires, surtout au Bangladesh, en Inde, au Pakistan, en Chine et en Turquie. Autrefois très mécanisée, l'industrie du démantèlement des navires offre aujourd'hui du travail dangereux et éreintant. Les travailleurs démontent les grands navires pour que l'acier puisse être revendu et réutilisé. Au Bangladesh, de grands chantiers de démantèlement de navires jonchent les côtes de la baie du Bengale.

Au Bangladesh, où les règles en matière de santé, de sécurité et d'environnement sont laxistes et où il est difficile de trouver des emplois rémunérés, les travailleurs - et cela inclut des enfants - sont souvent gravement blessés ou tués sur les chantiers. Les travailleurs ne reçoivent pas non plus les protections nécessaires en matière de santé et de sécurité, et peuvent être exposés à des substances toxiques, substances qui sont également déversées dans la mer à partir de la côte. 

Le Fonds de justice sociale d'Unifor a collaboré avec la Bangladesh Occupational Safety, Health and Environment Foundation (OSHE) pour faciliter la mise sur pied d'une clinique dans la ville de Sikatunda, dans le district de Chittatong, afin de fournir des services médicaux dont les travailleurs blessés ont grandement besoin.  L'OSHE organise régulièrement des séminaires spéciaux sur les soins de santé pour les leaders syndicaux et leurs membres, et fournit des informations de base au sujet de la prévention des maladies sur les lieux de travail. La Fondation fait aussi un travail de sensibilisation en fournissant du matériel éducatif concernant la santé et la sécurité au travail. De plus, l'OSHE soutien et assiste les familles des membres décédés.

La clinique organise des cercles d'étude où les travailleurs peuvent en apprendre davantage sur les droits fondamentaux en matière de santé et de sécurité au travail, ainsi que sur la manière de faire appliquer les lois du travail en vigueur.  Ces cours enseignent aux travailleurs leurs droits, la manière de les faire respecter, et comment encourager les autres à faire la même chose. Équipés des outils nécessaires que sont l'éducation et les protections en matière de santé et de sécurité, les travailleurs renforcent leurs capacités au sein du secteur.

En une année, la clinique a reçu la visite de plus de 1250 travailleurs et de leurs familles. La clinique a fournit plusieurs services, notamment des soins de santé de base, des traitements spéciaux de physiothérapie, des remèdes pour soulager la douleur et des références pour rencontrer des spécialistes. Il y a quatre personnes qui travaillent à la clinique: un médecin, un infirmier, un comptable et un directeur général.

 

CCCI - Pourquoi est-ce important pour des syndicats, comme Unifor, de participer à la coopération internationale, et comment décririez-vous cette contribution unique?

Mohamad Alsadi – Depuis ses tous débuts, le mouvement syndical a adopté une perspective internationaliste, et le Fonds de justice sociale d'Unifor est une extension de cet internationalisme.

Évidemment, notre Fonds de justice sociale appuie la réalisation d'objectifs de développement dans plusieurs pays en collaboration avec nos organisations partenaires.  Mais en cette ère de « mondialisation », la solidarité internationale entre les travailleurs est plus pertinente que jamais.   Nous comprenons tous comment le commerce mondialisé et le libre mouvement des capitaux entre les frontières exercent une pression vers le bas sur les salaires et la qualité de vie des travailleurs canadiens.  Unifor voit la coopération internationale avec les travailleurs des pays en développement non pas comme un acte de charité, mais plutôt comme une forme de solidarité mutuelle pour lutter en faveur de règles commerciales plus justes et la reconnaissance des droits des travailleurs dans tous les pays.

Nous devons nous rappeler que la solidarité va toujours dans les deux sens.  Et quand les travailleurs canadiens sont impliqués dans des luttes difficiles, en particulier dans les industries exportatrices de produits manufacturés et de produits de base, nous pouvons compter sur les organisations de travailleurs de l'Allemagne au Brésil, en passant par l'Afrique du Sud et le Mexique, pour répondre à nos appels de soutien.  Je vous assure que ce soutien a eu des impacts significatifs qui ont bénéficié aux travailleurs canadiens à de nombreuses reprises.

 

CCCI - À votre avis, quel est le principal enjeu sur lequel Affaires mondiales Canada devrait se pencher en 2016 en lien avec la coopération internationale?

Mohamad Alsadi – Le Canada devrait revoir les changements négatifs qu'il a apportés à nos politiques de développement international au cours de la dernière décennie.  Les engagements du Canada en matière de développement international devraient être bonifiés de manière significative en rapport avec notre PIB, et nous devrions répondre aux besoins des populations dans les pays en développement en fonction de critères humanitaires plutôt que sur la base des politiques commerciales canadiennes. 

À l'échelle mondiale, les priorités de la coopération internationale aujourd'hui devraient se concentrer, bien entendu, sur la relocalisation des réfugiés et les urgences mondiales liées à la santé et aux catastrophes naturelles, urgences qui continuent malheureusement de toucher des millions de personnes dans de nombreuses régions du monde et qui ne reçoivent l'attention et les ressources internationales qu'elles méritent que dans certains cas seulement.

Le droit au travail décent est un enjeu international qui prend de plus en plus d'importance et qui est défendu par Unifor et le mouvement ouvrier mondial en collaboration avec nos partenaires de la communauté du développement.  Nous croyons que la reconnaissance des droits des travailleurs peut être un outil pratique majeur pour promouvoir le développement économique durable et une distribution plus équitable de la richesse.

 

CCCI - Qu'est-ce qu'Unifor valorise le plus dans son affiliation au CCCI ?

Mohamad Alsadi Le CCCI a fait un excellent travail pour rassembler la communauté des organisations de développement progressistes.  La période difficile que nous avons vécue au cours de la dernière décennie, et de laquelle nous sommes tous des survivants, a démontré l'importance de notre réseau et de notre soutien mutuel.  En travaillant de pair avec nos amis du CCCI et les organisations membres, nous avons maintenant une occasion d'influencer la mise en place d'une politique canadienne de développement international plus progressive, et de favoriser un plus grand rôle pour les ONG qui contribuent au véritable développement international. Si le CCCI n'existait pas, il faudrait absolument l'inventer.

 

 


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