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CCIC members include approximately 100 Canadian non-profit organizations working, both in Canada and overseas, on the front lines of social justice, humanitarian aid, economic and democratic development.

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Profil d'un membre, mars 2014

Initiative

L'Initiative pour les micronutriments

 

MFMC

Un travailleur de la santé prépare la dose de vitamine A pour un enfant, lors d’un événement sur la Santé de l’Enfant au Bangladesh. Photo de Micronutrient Initiative

Ce mois-ci, le CCCI a rencontré le nouveau président-directeur général de l’Initiative pour les micronutriments, Joel Spicer, qui s’est joint à l’organisation en février. Nous avons discuté des racines canadiennes et de la portée globale de l’IM, de l’importance de la nutrition pour le développement et des partenariats fructueux avec des acteurs privés locaux… entre autres choses !

 

CCCI - L'Initiative pour les micronutriments (IM) occupe une niche unique et spécialisé dans le secteur du développement international au Canada; comment la décririez-vous pour nos lecteurs ?

Joel Spicer L’IM est une organisation « fabriquée au Canada » avec une approche multilatérale. Nous avons la chance d’avoir une identité canadienne forte, ainsi qu’une réputation internationale pour l’obtention de résultats significatifs. Notre mission est d’assurer que les populations les plus vulnérables – en particulier les femmes et les enfants -  dans les pays en développement reçoivent les vitamines et les minéraux dont ils ont besoin pour survivre et s’épanouir. Nous travaillons à encourager les gouvernements et les donateurs à porter une plus grande attention à l’importance de la nutrition. La nutrition est liée à un grand nombre d’enjeux du développement international : la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation et le développement économique, pour n’en nommer que quelques-uns.

Je crois que les Canadiens peuvent être fiers du leadership que ce pays a démontré en appuyant la nutrition au niveau mondial et l’IM a apporté une contribution tangible à ces efforts. Nous offrons de vrais résultats à grande échelle. Alors que notre organisation est relativement petite – seulement 150 employés environ autour du monde et des consultants supplémentaires sur le terrain – notre travail affecte la vie de près de 500 millions de personnes chaque année. Nous  sommes relativement petits, mais nous avons un grand impact.

Nous savons que la lutte contre la pauvreté ne peut pas être remportée tant que des générations entières naissent avec des retards de croissance et souffrent de malnutrition, et que leur potentiel de développement est affaibli parce qu’ils n’ont pas accès à une bonne nutrition. Nous mettons l’accent sur la nutrition, mais nous tentons de nous assurer que notre travail ait aussi un impact dans plusieurs autres domaines : par exemple, pour la survie des mères et des enfants, pour la santé et pour le développement économique. L’élément le plus solide de tout système de santé est le système immunitaire de chacun, ainsi que la résilience des populations à travers le système de santé. L’IM travaille à renforcer ces deux aspects.

 

CCCI - Qui sont vos principaux partenaires dans les pays en développement et quel rôle jouent-ils pour s’assurer que vos programmes rejoignent ceux qui en ont vraiment besoin ?

Joel Spicer – L’IM adhère aux principes de la Déclaration de Paris qui proposent d’accorder un rôle de premier plan aux pays partenaires, d’appuyer le leadership et les priorités des partenaires gouvernementaux et d’offrir de l’assistance technique pour obtenir des résultats.  

Nous avons aussi une forte expérience de travail avec le secteur privé au sein des pays. Par exemple, notre travail sur l’iodation du sel nous a mis en contact avec des dizaines de milliers de petits et grands transformateurs de sel. En les appuyant dans l’iodation de leurs produits, nous sommes en mesure de rejoindre un grand nombre de personnes, de protéger les populations contre les troubles dus à la carence en iode et de les aider à produire un produit de meilleure qualité. Nous avons fait la même chose avec d’autres aliments de base également : avec l’huile de cuisson en Afrique de l’Ouest et avec les petits meuniers de la région himalayenne au Népal. De cette façon, nous avons pu offrir des vitamines et des minéraux essentiels à une vaste population tout en appuyant l’industrie dans l’amélioration de leur modèle d’entreprise  et en renforçant les communautés.

Les ONG et la société civile œuvrant comme partenaires au sein des pays nous aident à mettre en œuvre et à amplifier notre travail, nous permettant ainsi de rejoindre ceux qui sont les plus difficiles à atteindre.

Nous avons des relations étroites avec d’autres organisations multilatérales, incluant les agences onusiennes. Notre partenariat stratégique avec le Programme alimentaire mondial vise à livrer la bonne nourriture au bon moment. L’UNICEF est un partenaire majeur de nos succès liés aux suppléments de vitamine A et, avec l’OMS, nous contribuons à une base de données mondiale qui nous permettra d’influencer les grandes cibles dans la domaine de la santé et de faire rapport sur les progrès à l’échelle mondiale.

CCCI - Votre organisation a développé des partenariats fructueux avec des acteurs du secteur privé canadien; pouvez-vous nous en parler davantage et nous dire quelles sont les conditions nécessaires afin de faire de ces partenariats une combinaison gagnante pour la lutte contre la pauvreté dans le monde ?

Joel Spicer – L’IM a développé une série de principes forts en ce qui concerne la collaboration avec le secteur privé et, au Canada, nous avons modelé nos relations en nous appuyant sur notre longue expérience de travail  avec le secteur privé dans nos pays prioritaires.

Si nous pouvons travailler avec des entreprises du secteur privé qui reflètent nos valeurs et sont cohérentes avec notre approche, nous pouvons développer une relation productive. La relation avec laquelle les membres du CCCI sont peut-être familiers est l’Alliance Zinc en faveur de la santé de l’enfant (AZSE), un partenariat avec le gouvernement du Canada et Teck, une des plus grandes compagnies minières diversifiées dans le monde. Ce modèle obtient des résultats significatifs : déjà 28 000 travailleurs de la santé du Sénégal ont été formés pour traiter la diarrhée, une des plus grandes causes de mortalité infantile, avec des sels de zinc et de réhydratation orale (RVO); plus de 2,6 millions de cas ont été traités en 2013. Cela nous permet également d’explorer de nouvelles opportunités avec le secteur privé alors que la population commence à voir ce qu’il est possible d’accomplir lorsque nous travaillons ensemble. Nous voulons nous assurer que tout partenariat avec le secteur privé mènera à une augmentation de notre capacité à sauver des vies.  De plus, nous voyons qu’il y a un désir chez les compagnies de faire le bien dans le monde, une caractéristique d’ailleurs qu’un nombre croissant d’employés à l’échelle mondiale recherchent chez un employeur. Teck emploie 10 000 personnes autour du monde et plusieurs de ces employés font du bénévolat dans leurs communautés pour parler non seulement de la question des maladies diarrhéiques dans les pays en développement, mais aussi pour parler de ce que la compagnie pour laquelle ils travaillent fait pour améliorer les chances de survie des enfants à travers l’AZSE.

Si ces partenariats sont établis correctement et sur la base de principes forts déterminés à l’avance, nous pouvons accomplir davantage; c’est une victoire pour les populations que nous desservons, une victoire pour nous et une victoire pour l’entreprise.

CCCI - L’IM est membre du Réseau canadien sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (CAN-SMNE). Pouvez-vous nous dire en quelques mots quelles sont vos attentes par rapport au Sommet qui se déroulera en mai ?

Joel Spicer L’annonce du premier ministre selon laquelle le Canada organisera un Sommet de haut-niveau sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants à la fin du mois de mai à Toronto est une preuve du leadership et de l’engagement continu du Canada. Lors du Sommet, nous allons faire le point sur les succès significatifs que nous avons connus depuis l’annonce de l’Initiative de Muskoka au Sommet du G8. Par exemple, à travers l’AZSE, qui fait partie de Muskoka, nous avons lancé quatre projets d’élargissement nationaux de zinc et de RVO en Afrique, aidant à sauver la vie de nombreux enfants qui autrement auraient pu succomber à des  maladies diarrhéiques. De plus, nos projets communautaires de santé des mères et des nouveau-nés en Éthiopie et au Kenya ont une forte composante nutritionnelle et rejoignent des femmes plus tôt avec des soins prénataux. Ces projets  aident non seulement les femmes enceintes à survivre à leurs grossesses et à leurs accouchements mais garantissent aussi que la prochaine génération naisse en meilleure santé, ce qui permet de créer un cercle vertueux.  Le Sommet servira à mettre l’accélérateur mondial au plancher pour que chacun de nous puisse faire sa part pour mettre fin à une des plus grandes sources d’injustice du 21e siècle et, selon moi, une des preuves les plus flagrantes de l’iniquité du monde aujourd’hui – c’est-à-dire la persistance de décès et de dommages évitables qui touchent des millions d’enfants et de femmes chaque année. Nous voulons que la nutrition soit une priorité lors de ce Sommet. Notre rôle consistera à réunir les partenaires canadiens pour la nutrition afin d’amplifier le changement. Notre travail en collaboration est robuste mais nous voulons tous être encore plus forts et trouver de nouveaux moyens d’obtenir plus de succès sur le terrain, d’aplanir les disparités pour que tous les enfants puissent arriver à la ligne de départ de la vie – peu importe où ils sont nés.

CCCI - Vous vous êtes récemment joint à l’IM à titre de nouveau président; qu’est-ce que vous apportez à cette organisation et quels sont les principaux défis qui attendent l’IM au cours des prochaines années?

Joel Spicer – Lorsque j’ai entendu parler de l’IM pour la première fois, j’ai  tout de suite vu l’ampleur de son impact, de son travail avec les gouvernements et de l’établissement de ses partenariats stratégiques – mais aussi le potentiel  d’un impact encore plus grand.

J’apporte un mélange de perspectives et d’expérience au rôle de président, ce qui favorise l’identification de nouvelles approches et l’établissement de partenariats pour un impact collectif. J’ai travaillé comme donateur, avec les Nations Unies et la Banque mondiale, au niveau des pays et avec les partenariats mondiaux pour la santé.  J’espère que ces différentes perspectives généreront des idées pour affronter certains défis auxquels nous faisons face, incluant l’élargissement de nos programmes qui ont le plus de succès afin que leur portée soit augmentée et qu’ils profitent à un plus grand nombre.

Mon défi dans ce rôle et dans cette approche est de prendre la motivation et le dévouement de notre équipe hautement qualifiée, de les transformer et de les utiliser pour amener l’organisation à un autre niveau; d’augmenter l’impact et l’influence de l’IM dans le monde. Notre mission est d’obtenir de meilleurs résultats pour les populations que nous desservons. Nous sommes à la croisée des chemins au niveau mondial aujourd’hui, alors qu’il n’y a jamais eu autant d’intérêt et un si haut niveau d’engagement politique pour améliorer la nutrition dans le monde.  Le moment est venu de saisir cette occasion et de bâtir sur ce momentum – à travers le Mouvement de renforcement de la nutrition ainsi que des engagements forts de la part des gouvernements, des bailleurs, de la société civile et du secteur privé. Il s’agit vraiment d’un moment excitant et inspirant pour l’IM. 

CCIC - L'Initiative pour les micronutriments (IM) est un membre estimé et actif du CCCI depuis deux ans; pourquoi est-il important pour l’IM de faire partie du CCCI dans le contexte actuel ?

Joel Spicer – Le CCCI rassemble des organisations qui travaillent pour mettre fin aux injustices dans le monde – il prend cette diversité de perspectives et cherchent à assurer des liens entre elles. En travaillant ensemble, nous pouvons accomplir davantage : notre voix est plus forte et nous pouvons faire le suivi de nos efforts individuels, que ce soit en lien avec la nutrition, la santé, l’éducation, la gouvernance, les infrastructures ou les droits de la personne. Voilà pourquoi il est important pour l’IM de faire partie du CCCI. Nous travaillons aussi à rassembler diverses perspectives  afin de s’attaquer au défi que pose la question de la nutrition pour la santé, question qui traverse tous les secteurs et qui est source d’inégalité. L’inégalité sous toutes ses formes est au cœur des injustices que nous voyons aujourd’hui. L’inégalité crée de l’instabilité qui mène à des conflits, peu importe où l’on vie. Nous accordons beaucoup de valeur au travail de collaboration parce que lorsqu’un enfant ne peut pas grandir et atteindre son plein potentiel – ne peut pas grandir pour devenir le prochain Gandhi, Mandela ou Beethoven – nous sommes tous perdants. L’IM est une organisation qui travaille en partenariat avec les autres pour changer cela.

 


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