CCCI - CCIC
ACCUEIL RECHERCHE PLAN DU SITE CONTACT ENGLISH

Members

CCIC members include approximately 100 Canadian non-profit organizations working, both in Canada and overseas, on the front lines of social justice, humanitarian aid, economic and democratic development.

À PROPOS NOS INTÉRÊTS GROUPES DE TRAVAIL MÉDIAS RESSOURCES MEMBRES
Organisations membres du CCCI
Événements du CCCI à venir
Profils des membres
Un mot sur les membres


IMPRIMER

 

Profil d'un membre, novembre 2015


CCD

Alex Neve

Crédit : Juan-Manuel Lobaton. Partenaire CEPROSI Récolte de grains de Quinoa dans la banlieue de La Paz Bolivie

Ce mois-ci, le CCCI a rencontré David Leduc, directeur général de l'Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix pour discuter de leur travail humanitaire de longue date, de la campagne « Créons un changement de climat », des raisons pour lesquelles les OSC  de développement international doivent faire partie du mouvement sur les changements climatiques et de bien d'autres choses!

 

CCCI - Depuis plus de 40 ans, l'Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix met en oeuvre des programmes de développement communautaire et d'aide d'urgence. Sur la base de votre expérience, où aimeriez-vous voir le nouveau gouvernement canadien et les OSC canadiennes concentrer davantage leur attention? Quel est le besoin le plus pressant?  

David Leduc Ce sont les organisations de la société civile qui possèdent les outils pour travailler à la construction de communautés inclusives et autonomes, toutes libres d'exprimer leurs aspirations religieuses, culturelles et nationales. Au cours de la dernière décennie, le gouvernement canadien a réduit de manière significative son soutien aux organisations menées par la société civile et, ce faisant, il a miné notre capacité collective à répondre et à contribuer aux enjeux les plus critiques tant au niveau local que mondial. J'ai toujours cru que les organisations de la société civile devaient travailler en parallèle et en appui aux efforts des gouvernements aux niveaux local, national et international, mais aussi avec des investissements et un soutien provenant de ces mêmes gouvernements pour aider les organisations de la société civile et les citoyens concernés à aller au cœur des communautés, non seulement pour procéder à une évaluation de leurs besoins mais, de façon plus importante, pour procéder à une évaluation de leurs capacités.  Ce sont les capacités des populations locales qui mèneront à des solutions communautaires créatives et à la mise en place des processus participatifs nécessaires à l'avènement de changements durables dans nos sociétés.

L'intention du gouvernement Libéral de mettre en place un meilleur processus de consultation avec les OSC dans le cadre de la révision des priorités du Canada en matière de développement international est une très bonne chose et il sera de notre responsabilité collective de s'assurer non seulement qu'une telle consultation ait lieu, mais aussi qu'elle se reflète dans les politiques.  L'aide humanitaire d'urgence que nous fournissons, en tant que nation mais aussi plus généralement en tant qu'OSC, doit être guidée par une méthodologie qui fait des communautés et des individus affectés les acteurs principaux dans la définition de leurs besoins et  des participants actifs dans l'élaboration de stratégies.

 

CCCI - « Créons un changement de climat » est une des campagnes actuelles menées par Développement et Paix. Pouvez-vous décrire les objectifs de la campagne et nous parler des principaux résultats dont vous avez été témoins jusqu'à maintenant?  

David Leduc – Notre campagne « Créons un changement de climat » a été lancée officiellement le 1er septembre lors de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création instituée par le pape François. Cette campagne, menée en partie par une alliance internationale qui réclame des actions communes pour un changement de paradigme, met l'accent sur ce que les citoyens et les gouvernements canadiens doivent faire pour favoriser la justice climatique. Tiré d'un rapport exhaustif que nous avons publié et qui s'intitule « Chaud devant : impacts des changements climatiques dans les pays du Sud et recommandations pour une action du Canada », le matériel de campagne illustre les impacts des changements climatiques sur les communautés avec lesquelles nous avons des projets aux Philippines, au Honduras et en Éthiopie.

Plus de 380 000 cartes d'action ont été distribuées par nos membres à travers le pays et  sont maintenant en route vers le parlement pour démontrer l'engagement des Canadiens à réduire leur empreinte carbone et pour s'assurer que le gouvernement considère sérieusement les enjeux auxquels font face nos frères et nos sœurs des pays du Sud qui subissent les plus grandes conséquences des changements climatiques.

Du 23 au 25 octobre, plus de 30 veilles climatiques ont été organisées par les membres de Développement et Paix à travers le pays. Et d'autres veilles ont continué à être organisées au cours du mois de novembre  en prévision de la conférence de COP 21 qui se tiendra à Paris à partir du 30 novembre.

 

CCCI - Comme vous le savez, la durabilité environnementale et les changements climatiques sont un des trois thèmes de la campagne On peut faire mieux 2015 du CCCI. Selon vous, pourquoi le Canada doit-il « faire mieux » dans ce domaine et pourquoi est-ce important que les OSC de développement international et d'action humanitaire se joignent au mouvement?

David Leduc – Les Canadiens doivent s'impliquer sérieusement dans les discussions autour des objectifs post-2020 pour les contributions prévues déterminées au niveau national (INDC), en particulier  en ce qui concerne la mise en place de cibles précises et ambitieuses pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025. Les provinces doivent aussi décider comment elles vont éliminer les subventions au secteur des énergies fossiles, d'ici 2025 au plus tard, et rediriger ces fonds vers la recherche et la promotion d'énergies propres. 

Des pays comme l'Éthiopie, le Honduras et les Philippines, qui ont une minuscule empreinte de carbone en comparaison avec le Canada, subissent les effets les plus dévastateurs des changements climatiques, notamment à travers les sécheresses et les typhons. Ce ne sont là que quelques exemples, mais ils soulignent la nécessité d'explorer différents mécanismes de  financement public pour aider les communautés à s'adapter aux changements climatiques.

Ultimement, c'est une question d'équité. Le Canada en entier doit contribuer à l'atteinte des cibles de réduction des gaz à effet de serre et à abandonner progressivement les énergies fossiles. Il s'agit d'un moment opportun de lancer une discussion sur une politique énergétique nationale, et l'implication et le rôle des OSC seront cruciaux pour s'assurer que cela se produise. 

 

CCCI - Vous vous êtes joints à Développement et Paix en tant que directeur général en août 2015. Qu'est-ce qui a été le plus intéressant et le plus gratifiant pour vous au cours de vos premiers mois?

David Leduc – Lorsqu'on m'a offert la possibilité de me joindre à la famille de Développement et Paix l'an dernier, j'ai sauté sur l'occasion. Mon esprit a été élevé par les milliers de femmes et d'hommes inspirants de tous les coins du pays qui travaillent sans relâche pour contribuer à des changements positifs dans les pays du Sud et ici-même, au Canada. Même si je me suis joins à l'organisation vers la fin de l'année fiscale, ce fut une période mouvementée qui a amené son lot d'espoir mais aussi de défis auxquels Développement et Paix devra répondre et s'adapter. De voir en action cette organisation menée par ses membres a été une révélation et n'a fait que confirmer à quel point je suis chanceux de pouvoir représenter un base si importante. Sachant qu'au-delà de notre base nous travaillons également avec plus de 160 organisations catholiques en tant que membres de Caritas Internationalis, et avec un réseau de 150 organisations de la société civile en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient, j'ai tout à fait confiance dans notre capacité à répondre et à relever les défis qui se posent à nous.

 

CCCI - Développement et Paix est membre du CCCI depuis fort longtemps. À votre avis, quelles sont les trois raisons les plus importantes pour lesquelles vous êtes membre du CCCI?

David Leduc Il n'y a pas d'enjeu important qui puisse être résolu de manière individuelle, et comme les stratèges mondiaux et les agences gouvernementales internationales l'ont réalisé avec le temps, le pouvoir que génère le travail en réseau et entre les réseaux est non seulement une évidence mais également une nécessité pour notre communauté mondiale.  Comme secteur, nous avons souvent eu besoin de nous tenir debout pour justifier et légitimer notre rôle dans l'avancement du développement individuel, communautaire et sociétal des régions où nous sommes impliqués. Le CCCI offre une façon de mettre en commun nos ressources, notre expertise et nos convictions partagées pour s'assurer que les OSC soient au cœur des discussions importantes et pour mieux comprendre l'efficacité de notre secteur de manière globale.  

Finalement, chaque organisation est une entité vivante en soi et elle peut rapidement nous consumer.   Nous sommes souvent submerger par les plans stratégiques, les orientations et les nombreux programmes et projets  dans lesquels nous sommes impliqués quotidiennement. Trop souvent, nous perdons de vue le travail formidable qui s'accomplit autour de nous.  Le CCCI propose une perspective sectorielle qui offre une lentille plus large à travers laquelle nous pouvons analyser les enjeux qui sont pertinents pour nous tous. Comme on dit, on n'est plus fort tous ensemble que chacun de notre côté. 

 

 


TOP
 
  • FLASH
  • Emploi
  • Programme en 10 points
  • Principes d'Istanbul
  • Code d'éthique
  • Devenez membre
  • COIN DES MEMBRES
  • Publications du CCCI
  • Emploi