CCCI - CCIC
ACCUEIL RECHERCHE PLAN DU SITE CONTACT ENGLISH

Members

CCIC members include approximately 100 Canadian non-profit organizations working, both in Canada and overseas, on the front lines of social justice, humanitarian aid, economic and democratic development.

À PROPOS NOS INTÉRÊTS GROUPES DE TRAVAIL MÉDIAS RESSOURCES MEMBRES
Organisations membres du CCCI
Événements du CCCI à venir
Profils des membres
Un mot sur les membres


IMPRIMER

 

Profil d'un membre, octobre 2016

CISD

 

CISD

La famille de Rupi Malto prend part à un projet de la Banque canadienne de grains sur l’agriculture et les moyens de subsistance en Inde. Le projet appuie entre autres des familles à développer des jardins potagers et à accroître la consommation de légumes riches en nutriments et à améliorer la santé de manière générale.

Ce mois-ci, le CCCI a rencontré Jim Cornelius, directeur général de la Banque canadienne de grains et ancien président du conseil d’administration du CCCI. Nous avons discuté de l’importance des partenariats et de la participation des jeunes, des campagnes actuelles, et bien d’autres sujets!

 

CCCI - La majorité du travail de la Banque canadienne de grains se fait en partenariat : avec vos membres, avec les agriculteurs canadiens et avec vos partenaires locaux. Pouvez-vous nous en dire plus sur l'importance de ces partenariats pour votre travail?

Jim CorneliusLa Banque canadienne de grains est une association de 15 Églises et organismes à caractère religieux qui travaillent ensemble pour éliminer la faim dans le monde en appuyant des programmes liés à l'aide alimentaire, la nutrition, l'agriculture et aux moyens de subsistance. Nous travaillons aussi à sensibiliser les Canadiens aux enjeux de la pauvreté mondiale et à influencer des changements de politiques.  Comme association, le partenariat est au cœur de notre façon de travailler. La Banque canadienne de grains a été fondée en 1983 comme un véhicule pour favoriser la collaboration des Églises canadiennes dans leur lutte contre la faim dans le monde. Dès le début, il est apparu important d'identifier et d'articuler la « valeur ajoutée » du partenariat. Nous devons régulièrement revoir et ajuster la « valeur ajoutée » offerte par les partenariats pour nous assurer que ceux-ci demeurent sains et pertinents.

Au départ, la « valeur ajoutée » des partenariats était le développement d'un mécanisme commun pour mobiliser de grandes quantités de grains auprès des agriculteurs canadiens et de rendre ces ressources disponibles à nos membres pour qu'ils puissent satisfaire les besoins alimentaires de diverses populations à travers le monde. Le partenariat étroit qui s'est développé avec la communauté des agriculteurs canadiens et les entreprises associées est central à notre identité. Bien que nous n'exportions plus de grains canadiens, nous continuons d'entretenir une relation solide avec la communauté des agriculteurs canadiens, offrant aux agriculteurs et aux entreprises agricoles un véhicule qui leur permet de mettre à profit leurs talents et leurs capacités pour faire une différence dans le monde. Nous avons également établi un partenariat de financement à long terme avec le gouvernement fédéral, offrant au gouvernement un arrangement unique grâce auquel ce dernier peut collaborer avec la communauté des agriculteurs canadiens pour fournir de l'aide alimentaire, un partenariat qui est profondément apprécié par les deux parties.

Les 15 membres des Églises et des organismes à caractère religieux qui composent la Banque canadienne de grains entretiennent tous des relations solides et de longue date avec des organisations partenaires dans de nombreux pays et communautés à travers le monde. La majeure partie de notre programme international est mis en œuvre à travers ce réseau. En raison de la vaste étendue de ce réseau, nous sommes souvent bien placés pour répondre aux besoins alimentaires qui surviennent dans plusieurs parties du monde, et pour travailler avec et par l'entremise des organisations et des structures locales. La Banque canadienne de grains offre aussi de l’assistance technique à ses membres et à ses partenaires pour renforcer le rapport coût-efficacité et la qualité des programmes mis en œuvre. Nous créons également des occasions pour les membres et les partenaires d'apprendre les uns des autres. Plus récemment, le partenariat de la Banque canadienne de grains a facilité le développement de ressources et de matériel sur l'engagement du public pour ses membres et ses constituants, et il a aussi permis de développer une voix commune de plaidoyer pour les Églises sur les enjeux de la faim dans le monde.

Les nombreuses relations de partenariats que nous entretenons sont la raison pour laquelle nous pouvons dire que « nous travaillons ensemble pour éliminer la faim dans le monde ».

 

CCCI - Une de vos campagnes actuelles est la campagne « Bonne terre »; quelles en sont les demandes principales et quels ont été les résultats jusqu'à présent?

Jim Cornelius – L'objectif principal de la campagne « Bonne terre » consiste à convaincre Affaires mondiales Canada de fournir une aide plus grande et durable aux petits agriculteurs à travers le monde. Nous réclamons des investissements consacrés à l'aide pour l'agriculture depuis plusieurs années, et nous avons eu du succès par le passé en contribuant à persuader le gouvernement précédent de faire de la sécurité alimentaire une de ses priorités. Nous avons constaté une augmentation importante des investissements en agriculture suite à la crise alimentaire mondiale. Cependant, ce niveau de financement s'est mis à décliner et c'est la raison pour laquelle nous avons lancé la campagne « Bonne terre », pour aider à rétablir les investissements en matière d'aide pour l'agriculture à au moins 500 millions de dollars par année. La terrible ironie, c'est que la vaste majorité des gens qui souffrent de la faim dans le monde dépendent de l'agriculture, sous une forme ou une autre, pour assurer leur subsistance. Il y a des données solides qui montrent que des investissements bien planifiés et une croissance dans le secteur des petits exploitants agricoles peuvent faire une contribution importante à la réduction de la pauvreté et de la faim, et qu'ils peuvent servir de plateforme pour atteindre plusieurs des objectifs de développement durable.

Grâce à une contribution financière spéciale de la Fondation Bill et Melinda Gates, nous avons été en mesure de dédier davantage de ressources à ce travail de plaidoyer. Nous avons rassemblé, résumé et partagé des recherches qui présentent les arguments en faveur des investissements dans l'agriculture à petite échelle; suscité l'appui du public pour la campagne  « Bonne terre », ce qui a mené à l'envoi de 12 000 cartes postales de la campagne au bureau du premier ministre; organisé et tenu des réunions avec des députés; et participé à de nombreuses conversations avec des fonctionnaires et représentants des bureaux ministériels. Nous pensons que la campagne a réussi à démontrer les arguments en faveur d'une augmentation des investissements du Canada dans l'agriculture à petite échelle, et à recueillir des appuis pour ces investissements. Cependant, nous savions aussi qu'il était crucial de bâtir une coalition d'appuis plus large autour des objectifs de la campagne « Bonne terre ».

 

CCCI - La Banque canadienne de grains est aussi membre de la campagne Aid4Agriculture. Comment cette campagne contribue-t-elle à vos efforts? Et à quoi ressemblerait une campagne réussie?

Jim Cornelius – En nous appuyant sur les relations qui existent déjà au sein du Groupe de réflexion sur la sécurité alimentaire, nous avons mis sur pied une coalition plus large qui milite en faveur d'une augmentation des investissements en matière d'aide qui ciblent les petits agriculteurs. Cette large coalition s'est appelée la campagne #Aid4Ag. Nous la voyons comme une extension de notre campagne « Bonne terre » qui inclut plusieurs autres organisations canadiennes. La campagne Aid4Agriculture est conçue pour montrer comment une augmentation des investissements en agriculture peut contribuer à l'atteinte de plusieurs priorités du Canada et des objectifs de développement durable. Pour nous, la campagne sera un succès si les objectifs suivants sont atteints : 1) obtenir l'appui d'un grand nombre d'organisations canadiennes diversifiées en faveur de cette initiative (plus de 35 organisations soutiennent déjà cette campagne); 2) voir un investissement majeur pour l'agriculture à petite échelle intégré dans le nouveau cadre qui émergera de la révision de la politique de l'aide; et 3) rétablir le niveau de financement de l'aide pour l'agriculture à au moins 500 millions de dollars par année.

 

CCCI - Plusieurs organisations confessionnelles font face à la réalité d'une base partisane qui vieillit. Comment relevez-vous le défi de l'engagement auprès des jeunes?

Jim Cornelius – Nous avons fait le choix stratégique de s'engager auprès des jeunes à travers les éducateurs et les jeunes leaders. Disposant de peu d'employés travaillant en engagement du public, nous ne pouvons nous engager qu'auprès d'un nombre limité de jeunes. Toutefois, nous pouvons étendre considérablement notre portée en outillant les enseignants et les jeunes leaders qui sont aux premières lignes de l'engagement des jeunes. Nous développons et partageons des ressources pour les enseignants et les jeunes leaders en lien avec la faim et la pauvreté dans le monde. Certaines de ces ressources sont conçues pour les communautés confessionnelles, alors que d'autres sont conçues pour les laïques. Nous participons souvent à des conférences d'enseignants pour discuter avec eux et partager nos ressources.

Nous avons réalisé qu'il y avait un appétit pour ce genre de ressources dans le système éducatif et dans les communautés religieuses. Un autre moyen que nous utilisons pour rejoindre le public est l'organisation de tournées d'apprentissage destinées aux éducateurs et aux jeunes leaders afin qu'ils puissent voir par eux-mêmes les réalités de la faim dans le monde, et ce qui se fait au niveau des communautés pour réduire et éliminer la faim. Cela les incite à intégrer des enjeux comme celui de la faim dans le monde dans leurs cours et leurs programmes.

 

CCCI - La Banque canadienne de grains est membre du CCCI. Qu'est-ce que vous valorisez le plus par rapport à cette affiliation?

Jim Cornelius Pour nous, il est important d'être un membre actif de la vaste communauté de l'aide humanitaire et du développement au Canada.  Nous ne pouvons remplir notre mission seulement par nous-mêmes. Il y a toujours des choses à apprendre des autres et des activités qui se réalisent mieux ensemble. Nous voyons le CCCI comme un organisateur de conversations importantes et comme un véhicule permettant à la communauté de l'aide humanitaire et du développement de parler d'une voix collective sur un certain nombre d'enjeux.

 

 


TOP
 
  • FLASH
  • Emploi
  • Programme en 10 points
  • Principes d'Istanbul
  • Code d'éthique
  • Devenez membre
  • COIN DES MEMBRES
  • Publications du CCCI
  • Emploi