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CCIC members include approximately 100 Canadian non-profit organizations working, both in Canada and overseas, on the front lines of social justice, humanitarian aid, economic and democratic development.

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Profil d'un membre, septembre 2014

 

Conseil de la Colombie-Britannique pour le développement international

 

BCCIC

L'équipe et les membres du BCCIC réunis lors de l'assemblée générale annuelle 2014.

Ce mois-ci, le CCCI a rencontré Michael Simpson, nouveau directeur général du Conseil de la Colombie-Britannique pour le développement international (BCCIC). Michael a partagé ses perspectives en tant que nouveau directeur général d'une organisation bien établie, il a parlé de la nouvelle entente de financement de cinq ans entre le BCCIC et le MAÉCD et a expliqué le travail du Réseau de coordination des conseils, qui sera hébergé par le BCCIC au cours des deux prochaines années… entre autres choses !

 

CCCI - Au cours des derniers mois, le BCCIC a accueilli un nouveau directeur exécutif et une nouvelle équipe. Comment cela s'est-il passé? Quelles sont les attentes de votre nouvelle équipe?

Michael Simpson Au fond nous avons repris les rênes d’une machine bien huilée, avec un réservoir plein d’essence et une feuille de route claire quant à la direction qu’on voulait prendre. L’équipe et le conseil d’administration précédents ont créé les conditions idéales afin que nous puissions faire avancer le conseil avec une nouvelle équipe. Nous avons une entente de financement garantie de cinq ans, nous venons de passer avec succès une vérification qui nous donne le feu vert en matière de normes de fonctionnement, nous avons un plan stratégique mis à jour – en plus d’êtreun plan ambitieux – et le conseil d’administration a pour mandat de repenser notre travail. Nous n’arrivons pas dans une situation chaotique, au contraire; nous profitons d’un contexte que d’autres ont travaillé très fort à créer et qui a généré beaucoup d’engouement autour du bureau. Ces derniers mois ont été très excitants, car nous pouvons maintenant nous concentrer sur l’avenir, faire des projets en sachant que nous avons les ressources pour mener ces projets à terme et même poursuivre de nouvelles opportunités.

Nous voulons bâtir sur ce que nous connaissons mais également repenser notre identité et notre travail. Tout cela nécessite un changement d’identité vers une « citoyenneté mondiale » et de s’attaquer à des problèmes que nous considérons comme les « nôtres », et non pas les « leurs », et d’envisager la possibilité que les vieilles façons de résoudre les problèmes ne fonctionneront pas nécessairement aujourd’hui. L’épidémie récente de l’Ebola est un exemple classique qui nécessite de penser globalement, et non de croire que le problème est ailleurs… le changement climatique est un autre exemple. L’ancien paradigme du « développement », des nations « développées » développant des nations « sous-développées », disparaît rapidement. Même la « programmation dirigée par le bénéficiaire » ne rend pas compte de l’identité plus large que nous devons adopter. Nous devons penser à nos théories du changement et, selon moi, regarder le tout en adoptant une approche axée sur le développement; examiner la manière dont notre pensée a évolué historiquement au sein de la communauté du développement et tenter de prédire quelle sera l’évolution de notre pensée la plus probable à l’avenir.

 

CCCI - En juillet 2014 le BCCIC, ainsi que les autres conseils provinciaux et régionaux, ont conclu une entente de financement de cinq ans avec le MAÉCD. Pouvez-vous expliquer ce que cela représente pour le BCCIC et vos membres?

Michael Simpson – Les conseils existent depuis des décennies et ils remplissent une fonction éprouvée sur le long terme au sein de la communauté du développement. Le MAÉCD reconnaît évidemment ceci et valorise notre rôle. Le réseautage est une fonction difficile à financer parce que les bailleurs de fonds préfèrent souvent voir des éléments livrables sous forme de produit et non pas sous la forme de processus améliorés ou de relations simplifiées. Je pense que c’est en quelque sorte une preuve de maturité de la part du MAÉCD de reconnaître que la fonction structurelle du réseautage au Canada, comme l’engagement du public, mène en fait à des changements sur le terrain en ce qui concerne la réduction de la pauvreté. On dit qu’il est préférable d’enseigner à quelqu’un comment pêcher plutôt que de lui donner un poisson. En fait, les réseaux sont comme des communautés de développement professionnel pour les enseignants, nous améliorons la capacité générale des enseignants à enseigner ou, plus précisément, des organisations de développement et des praticiens à faire leur travail. Nous aidons à rendre le travail des organisations de développement au Canada plus éclairé, elles bénéficient du travail en réseaux et, au bout du compte, il y a plus de poissons sur la table.

CCCI - Le BCCIC est récemment devenu l'hôte du Réseau de coordination des conseils pour les deux prochaines années. Pouvez-vous nous parler brièvement du rôle du RCC et présenter quelques initiatives à venir?

Michael Simpson – Le RCC est composé de huit conseils, alors que nous avons récemment accueilli le Yukon au sein du réseau, ce qui représente au total plus de 400 membres. La valeur ajoutée principale des conseils est d’avoir des liens étroits avec chaque région alors que la valeur ajoutée du RCC est de ramener cette compréhension au niveau d’un consensus national. Les individus se joignent à des organisations parce qu’ils voient qu’une organisation, sur le plan fonctionnel, peut accomplir des choses que les individus ne peuvent pas accomplir. De la même manière, un réseau peut remplir des fonctions qu’une organisation ne peut pas remplir. Un réseau de conseils peut faire des choses que des conseils individuels auraient de la difficulté à faire. Un sondage national par exemple, une collection des meilleures pratiques à travers le pays, un dialogue coordonné avec le gouvernement, et un point de consultation unique sur des enjeux clés. Parmi les initiatives à venir du RCC, notons un sondage national sur des questions critiques par rapport à la perception et aux valeurs canadiennes en lien avec les enjeux de développement et de durabilité. Nous organiserons régulièrement des webinaires pour développer la capacité des organisations au Canada. Contrairement à l’engagement du public, le développement des capacités concerne l’amélioration de notre travail, et non la discussion de questions liées au développement avec les autres. Évidemment, nous avons développé une expertise régionale au Canada sur la base des priorités et des passions sur lesquelles se sont concentrés les conseils. Nous pouvons apprendre les uns des autres à ce niveau grâce à une trousse d’excellentes méthodes que nous avons publiée sous le nom de « Ruche mondiale ». Nous travaillons sur ce site, que je recommande d’ailleurs, et nous parlons continuellement de théories du changement, de meilleures pratiques, de cas de réussite et de toutes les autres modalités qui nous permettent d’être meilleurs dans ce que nous faisons, de nous développer nous-mêmes et de développer nos capacités. Évidemment, nous croyons aussi que les réseaux, et le RCC  en particulier, sont les meilleurs endroits pour travailler avec le gouvernement à la mise en place de mécanismes de financement plus nombreux et efficaces pour la communauté du développement. Le Canada a une fière tradition de partenariat et d’engagement avec la société civile et nous croyons que les réseaux sont mieux placés pour discuter de sujets délicats liés à l’argent, aux ressources et au soutien parce qu’ils travaillent au nom de leurs membres (et en ce qui concerne le RCC, cela représente la majorité du secteur au Canada). Nous sommes aussi progressivement devenus un forum privilégié de consultation avec le gouvernement et il s’agit là d’un changement très, très apprécié survenu grâce au ministre actuel et au CCCI

CCCI - Pourquoi est-ce important pour le BCCIC d'être membre du CCCI?

Michael Simpson Il est important que les organisations conservent leur caractère particulier, mais il est également nécessaire d’adhérer à des principes communs en tant que communauté de pratique. Le CCCI a joué ce rôle et il occupe une place centrale dans les discussions qui se déroulent à ce sujet. Il a une longue tradition d’engagement sur les politiques et je pense que tous les conseils à travers le Canada se fient sur le CCCI pour rester informés sur ce qui se passe dans l’arène internationale et à Ottawa et pour connaître les tendances dans les autres secteurs.

Ce n’est pas un secret que les stratégies organisationnelles des acteurs du développement au Canada sont souvent très différentes; parfois elles semblent même contradictoires. Même si la diversité est la bienvenue, il faut aussi reconnaître, après des années d’expérience dans le domaine, qu’il y a certaines choses qui font plus de mal que de bien : des activités qui peuvent nous faire reculer plutôt qu’avancer collectivement, malgré toutes les bonnes intentions derrière. Nous avons maintenant les Principes d’Istanbul comme guide pour le travail des OSC et le CCCI a un Code d’éthique. Le MAÉCD a une politique sur les OSC qui nous aide aussi à comprendre de quelle manière on peut se rendre des comptes mutuellement comme Canadiens.

Un réseau national comme le CCCI peut faire de la place à différentes modalités, à différents stades de compréhension et à différentes perspectives, et inclure ces différentes approches au sein d’un cadre commun que nous considérons tous comme éthique et qui a montré pouvoir faire plus de bien que de mal. J’aime penser que nous sommes membres parce que le CCCI est le point focal au Canada pour cette compréhension commune. Le CCCI représente la manière dont les Canadiens ont choisi de travailler avec la communauté élargie du développement international pour s’assurer que nous sommes des leaders dans l’implication des OSC sur les enjeux du développement mondial. Un individu fait partie d’une organisation, qui fait partie d’un conseil, qui fait partie du réseau de coordination des conseils et tout cela est complété par un Conseil canadien qui s’inscrit à l’intérieur d’une identité internationale des OSC. Nous sommes à un moment extraordinaire de l’histoire où cette identité, qui transcende chaque identité précédente, est valorisée pour ce qu’elle peut apporter à chaque niveau. Je pense que tous les leaders de la communauté du développement voient cette relation de complémentarité et la manière dont chacune est imbriquée dans l’autre, transcendant, incluant et pourtant s’appuyant sur chaque niveau d’identité pour remplir une fonction différente.


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