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Victoria International Development Education Association (VIDEA)

Profil d'un membre, décembre 2012

Ce mois-ci le CCCI a rencontré Lesley Palmer, chargée de programme au Victoria International Development Education Association (VIDEA), une ONG dynamique située en Colombie-Britannique. VIDEA est une organisation à but non lucratif qui a été créée en 1977 pour “inspirer la pensée et l’action sur des enjeux mondiaux ”. L’organisation fêtera son 35e anniversaire en 2013 alors il s’agit d’une bonne occasion de présenter une partie du travail fait par VIDEA sur l’éducation internationale, sur les partenariats développés au fil des ans avec des organisations du Sud, ainsi que des initiatives développées plus récemment.

Rosemary McCarney

Grâce au programme de jumelage de VIDEA, des liens d’amitié et de solidarité unissent aujourd’hui des communautés de Colombie-Britannique et de Zambie.

CCIC: La Victoria International Development Education Association (VIDEA) célébrera son 35e anniversaire en 2013! Parlez-nous de quelques-unes de vos grandes réalisations, et des plus importants défis que vous avez dû relever au cours des dernières années.

VIDEA: Oui, nous sommes fébriles à l’idée de célébrer 35 années passées à promouvoir l’éducation internationale et à sensibiliser les jeunes et les communautés aux grands enjeux mondiaux! VIDEA est l’un des plus anciens centres consacrés à l’éducation internationale au pays, et nous mettons tout en œuvre afin de tisser des liens entre les Canadiens qui se dévouent à la cause de la justice, de la paix et du développement durable à l’échelle mondiale en érigeant des ponts entre les enjeux locaux et internationaux et les initiatives communautaires. Parmi nos faits d’armes, notons la création de partenariats durables et équitables avec nos partenaires étrangers; la mise sur pied, de concert avec des communautés éducatives de la Colombie-Britannique et des États-Unis, de ressources éducatives de qualité et d’occasions d’apprentissage novatrices qui ont aidé des générations d’étudiants et d’enseignants à mieux comprendre les enjeux mondiaux et à s’investir dans ces dossiers; le développement d’une culture fondée sur l’amitié et la solidarité qui oriente nos programmes; la création d’occasions, pour les membres des communautés de la Colombie-Britannique, de participer activement au développement de relations durables avec les partenaires des communautés sud-africaines.


Au cours des quelques dernières années, en raison des défis et changements qui ont marqué le milieu du financement du développement international, nous nous sommes échinés à trouver des moyens novateurs de déployer nos programmes. Nous avons notamment mis l’accent sur la recherche de partenariats non traditionnels, et sur le recours accru aux médias numériques et sociaux pour sensibiliser le public et recueillir des fonds. 

 


CCIC: VIDEA est l’un des plus anciens centres consacrés à l’éducation planétaire au pays. En quoi votre approche de celle-ci a-t-elle évolué au fil des ans?

VIDEA: VIDEA collabore avec un vaste réseau de partenaires au développement d’outils et d’occasions d’apprentissage afin d’aider les gens à mieux comprendre les enjeux internationaux, les problèmes liés à la pauvreté, ainsi que les concepts de diversité communautaire, de citoyenneté mondiale et d’interconnectivité. Oui, notre approche a évolué au fil des ans : d’abord axés sur la sensibilisation, nous avons peu à peu entrepris d’inciter les gens à l’action, pour qu’ils deviennent à leur tour des vecteurs de changement. Cette vision nous a menés à créer des programmes dont les activités relèvent d’abord de la communauté et des jeunes, et qui font appel aux médias sociaux et numériques pour interpeller et inspirer ces derniers.

 


CCIC: Y a-t-il une expérience sur le terrain qui témoigne du travail actuel de VIDEA et dont vous êtes particulièrement fier?

VIDEA: Les programmes de VIDEA à l’étranger créent des liens avec les partenaires et communautés de là-bas en misant sur quatre grands principes : l’amitié, la solidarité, l’égalité et le respect des communautés locales. Nous sommes particulièrement fiers des passerelles et des relations qui naissent de notre programme de jumelage. Celui-ci, fruit d’un partenariat avec Women for Change (WfC), une organisation de Zambie, a pour but de nouer des liens d’amitié et de solidarité durables entre les communautés de Colombie-Britannique et des régions rurales où WfC est active. À l’heure actuelle, des ponts existent entre Kelowna et Senanga, Victoria et Lundazi, et Nelson et Kaoma. Au cours des sept dernières années, ces rapports ont mené à plusieurs réalisations : appui à une coopérative de 46 vannières établie dans le district de Senanga, échanges artistiques inter-écoles dans chacun de districts susmentionnés; statut officiel de villes jumelées favorisant les relations entre Kelowna et Senanga et Nelson et Kaoma; programme d’éducation à l’intention des enfants orphelins ou vulnérables qui permet à plus de 35 jeunes des districts de Kaoma, Senanga, Lundazi et Lusaka d’avoir accès à un enseignement primaire, intermédiaire, secondaire et universitaire; et partage d’expériences et de connaissances à l’occasion de visites effectuées dans un esprit de solidarité par des bénévoles de Colombie-Britannique en Zambie rurale, et par des membres du personnel de WfC en Colombie-Britannique. 

 


CCIC: Votre organisation a développé l’Indigenous Knowledge Programme (programme sur le savoir autochtone). Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet?

VIDEA: Ce programme se concentre sur la création de liens entre les autochtones de la Colombie-Britannique et de l’Afrique subsaharienne; il permet aux communautés concernées de mettre en commun leurs connaissances et favorise les échanges culturels et linguistiques. L’une de ses principales visées est la mise en place de programmes sécuritaires et accessibles qui donnent la chance aux aînés et aux jeunes autochtones de se faire entendre. Il comprend les volets suivants :

Projet Mpambo – Cette initiative vise à appuyer et à protéger la pensée, la langue et la culture autochtone en Ouganda. Au cours des dernières années, il a gravité autour d’un objectif central : la création d’un lieu dédié à l’apprentissage autochtone, nommé House of Indigenous Cultures, une multiversité qui permettra de rassembler à la même enseigne de nombreux modes d’apprentissage.

Stages internationaux pour les jeunes autochtones (SIJA) – Cette année, VIDEA compte parmi le groupe sélect de huit organisations canadiennes qui ont reçu un financement de l’ACDI afin d’offrir des stages internationaux aux jeunes autochtones. L’initiative SIJA a permis à 10 d’entre eux de participer à un stage auprès de nos organisations partenaires de la Zambie et de l’Ouganda.

Projet Elder's Wisdom (sagesse des aînés) – Cette initiative sollicite la participation des aînés de Colombie-Britannique; avec eux, nous cernons des éléments culturels essentiels ancrés dans leur savoir, leur expérience et leurs pratiques, pour ensuite les partager avec des aînés rattachés à d’autres domaines. Nous sommes ainsi en mesure de constituer des archives qui rassemblent des témoignages, des séquences vidéo, des pièces d’artisanat, et qui abordent des sujets aussi variés que l’art traditionnel, la santé des enfants et des familles, les stratégies assurant la sécurité environnementale et alimentaire, ainsi que la préservation des langues.

 

 

CCIC: Comment envisagez-vous l’avenir de VIDEA?

VIDEA: La clé de notre succès est certainement le concours de nos partenaires organisationnels, institutionnels et de financement, avec lesquels nous sommes fiers de collaborer. Le futur dont nous rêvons reposerait d’abord sur un financement en majeure partie indépendant, qui permettrait à VIDEA de ne plus être tributaire des fonds gouvernementaux et de priorités décidées par des intervenants externes; nous serions ainsi en mesure de demeurer fidèles aux valeurs que nous défendons et de continuer à mettre l’accent sur les droits de la personne, et de respecter nos engagements envers nos partenaires étrangers qui luttent eux aussi pour les droits de la personne, et pour l’égalité des sexes. Nos programmes ont toujours misé sur un vaste réseau de bénévoles provenant de la Colombie-Britannique et du Yukon; à l’heure actuelle, nous en comptons presque 200, qui participent activement à la bonne marche de comités et de groupes de jeunes. Ce sont ces assises bénévoles solides qui nous permettent de poursuivre nos programmes même lorsque le financement se fait rare.

 

 

CCIC: Quels sont les avantages d’être membre du CCCI? Qu’est-ce que ça signifie pour VIDEA?

VIDEA: Les avantages d’être membre du CCCI sont multiples : possibilités de formation, adhésion au Code d’éthique détaillé et progressif de l’organisation, ainsi que solidarité, force de la revendication collective et partage des connaissances découlant de l’affiliation avec d’autres ONG et organisations de la société civile spécialisées dans le développement international. Le statut de membre offre aussi à VIDEA la chance de contribuer au développement du secteur.

 


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