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Communiqué de presse

 

Inertie dans l’application d’une loi qui devait faire date -
L’enveloppe de l’aide étrangère du gouvernement contraire à l’esprit de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle

Le 18 mai 2010

Deux ans après l’adoption de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle, le gouvernement « ne répond en rien à l’esprit de la Loi ni à l’intention du législateur », selon un rapport publié aujourd’hui.

Dans le rapport Le temps d’agir, publié sous la direction du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), les auteurs signalent que le gouvernement n’a pas satisfait aux trois critères énoncés dans la Loi en ce qui concerne l’aide internationale, à savoir :

  • contribuer à la réduction de la pauvreté;
  • tenir compte des  points de vue des pauvres;
  • se conformer aux normes internationales en matière de droits de la personne.

Il est également mentionné au sujet des trois critères que le gouvernement interprète « lui-même le point de vue des pauvres; s’agissant des normes en matière de droits de la personne, au mieux, il reconnaît l’obligation, assez limitée somme toute, de "ne pas nuire" ».  Or, selon les auteurs, l’application rigoureuse de la Loi passe nécessairement par une politique de l’aide étrangère fondée sur les droits de l’homme.

« Malheureusement, le potentiel de cette loi demeurera inexploité si les programmes et les rapports du gouvernement qu’elle exige continuent d’être aussi vagues, incomplets et opaques », conclut le président-directeur général du CCCI, Gerry Barr.

La récente décision du gouvernement de modifier la liste des pays ciblés illustre bien ce problème. En effet, le Canada a rayé les pays d’Afrique, qui comptent rappelons-le parmi les plus pauvres du monde, pour les remplacer par des pays à revenu moyen des Amériques et d’Asie. La ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda a déterminé des critères de sélection des pays ciblés qui n’ont rien à voir avec la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle.

Le temps d’agir traite de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle, de l’éducation, de l’égalité des sexes, des emplois décents, du droit à l'alimentation et des institutions financières internationales.
 
Vous trouverez ci-joint le rapport (Le temps d’agir)en format PDF. Gerry Barr, président-directeur général du CCCI, se prêtera à des entrevues sur demande.

Renseignements :

Katia Gianneschi
Relations avec les médias
Conseil canadien pour la coopération internationale
613-241-7007, poste 311
katiag@ccic.ca
www.ccic.ca